Istanbul, (SANA) Le ministre syrien des Transports, Yaarub Badr, a affirmé que l’année 2026 marque le début du redressement global du secteur des transports en Syrie. Il a souligné que la participation de son pays à la deuxième conférence des ministres des Transports et des Communications de l’Organisation de la coopération islamique, actuellement tenue à Istanbul, constitue une annonce du retour actif de la Syrie dans son environnement arabe et islamique.
Dans son discours prononcé aujourd’hui lors de la conférence, le ministre a précisé que cette participation est la première après la libération et qu’elle porte un message clair : la Syrie s’oriente vers une phase de reconstruction et de coopération régionale. Il a rappelé que le secteur des transports figure parmi les priorités du gouvernement pour la période à venir, compte tenu des graves dommages subis par ses infrastructures — routes, chemins de fer et ponts — après de longues années de manque d’entretien et de dégradation.
Badr a indiqué que l’année 2025 a constitué une étape de « pansement des plaies » pour le secteur, grâce à des solutions d’urgence sur les axes prioritaires et à l’amélioration des compétences du personnel, malgré les défis administratifs et le manque d’expertise. Il a ajouté que le ministère a élaboré une feuille de route claire pour la réhabilitation.
Il a précisé que 2026 verra le lancement d’une politique nationale de transport durable, en conformité avec les objectifs de la Décennie des Nations Unies pour le transport durable 2026–2035, mettant l’accent sur la transition numérique et l’utilisation des technologies modernes dans la reconstruction des infrastructures, afin de soutenir les priorités de la reprise économique et sociale.
Le ministre a affirmé que la Syrie aspire à retrouver son rôle historique de pont entre les continents et les cultures, insistant sur l’importance de renforcer la coopération entre les États membres de l’OCI face aux évolutions internationales actuelles.
Il a également annoncé le soutien de la Syrie à la proposition de création d’un centre international pour le transport terrestre durable sous l’égide de l’Organisation, estimant qu’il contribuerait à l’unification des normes, à la fluidité du transport transfrontalier et au renforcement de l’intégration économique entre les pays membres.
La deuxième conférence des ministres des Transports de l’OCI a débuté hier à Istanbul, en Turquie, avec la participation de plusieurs délégations.



AM.

