Ankara (SANA) Une délégation agricole syrienne a examiné vendredi le modèle turc avancé de gestion du secteur des semences, fondé sur un système pluraliste, lors d’une visite de travail visant à soutenir le projet de réhabilitation du système semencier en Syrie, financé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et à renforcer les bases de la souveraineté alimentaire.
La délégation comprenait des représentants de la Commission générale de la recherche scientifique agricole et de l’Organisation générale de multiplication des semences relevant du ministère de l’Agriculture, ainsi que des représentants de la FAO.

La visite a inclus des tournées de terrain dans plusieurs centres affiliés à la Direction générale de la recherche et des politiques agricoles (TAGEM) du ministère turc de l’Agriculture et des Forêts, notamment le centre de formation agricole (GAPTAEM) à Urfa et l’Institut de recherche agricole de la Méditerranée orientale à Adana (AR-GE & İnovasyon).
Au cours des visites, la délégation a découvert les programmes d’amélioration variétale, les mécanismes d’enregistrement et d’homologation des variétés, les protocoles de coopération avec les universités ainsi qu’avec les secteurs public et privé, en plus des infrastructures avancées des laboratoires et centres de recherche.
Construire des passerelles durables entre les deux pays
La délégation a tenu de larges sessions de discussion avec des chercheurs et responsables turcs, suivies d’une réunion virtuelle avec le directeur général de TAGEM, le Dr Mustafa Altuğ Atalay, et son équipe à Ankara, au cours de laquelle les perspectives de coopération scientifique ont été examinées.
La partie turque a exprimé sa volonté d’élaborer un mémorandum d’entente visant à établir des passerelles de coopération durables entre les deux pays dans le domaine de la recherche agricole et de son développement.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du renforcement des compétences nationales en matière de gestion des chaînes de production des semences selon les normes internationales, afin de bâtir un secteur agricole durable capable de redonner à la terre syrienne sa vitalité et sa productivité.
Le mois dernier, le ministre de l’Agriculture, Amjad Badr, avait discuté avec l’ambassadeur de Turquie à Damas, Nuh Yılmaz, des moyens de renforcer la coopération agricole et d’activer les accords conjoints, suite à la signature, le 14 septembre dernier, d’un mémorandum de bonne volonté entre les deux pays visant à développer la production agricole et à créer des comités conjoints chargés d’étudier les différents domaines du secteur.
M.Ch.