Beyrouth, (SANA) La Syrie et le Liban ont signé aujourd’hui vendredi à Beyrouth un accord concernant le transfert des condamnés syriens du Liban, pays où le jugement a été prononcé, vers leur pays, la Syrie.
Une démarche humanitaire et juridique
Le ministre de la Justice, Mazhar Al-Wais, a affirmé dans une déclaration conjointe avec le vice-président du gouvernement libanais, Tarek Mitri, que la coopération judiciaire et politique entre la République arabe syrienne et la République libanaise avait abouti à une avancée humanitaire et juridique importante dans le dossier des prisonniers, après des mois de contacts et de consultations continues entre les deux parties.
Al-Wais a déclaré que les contacts n’avaient pas cessé entre les deux pays depuis le 8 décembre 2024 et qu’ils s’étaient déroulés aux plus hauts niveaux, ce qui reflète une véritable volonté politique de traiter ce dossier sensible dans ses dimensions juridiques et humanitaires.
Il a précisé que ce qui avait été accompli consistait à régler la situation de plusieurs condamnés ayant passé de longues périodes en prison, dont les dossiers figuraient parmi les cas les plus complexes sur le plan juridique, soulignant que cette démarche contribuait à alléger les souffrances et à rassurer les condamnés et leurs familles, et qu’elle constituait une base sur laquelle s’appuiera le travail commun dans les étapes ultérieures.
Suivi de la situation des détenus
Le ministre de la Justice a indiqué que les comités judiciaires compétents des deux pays poursuivaient leurs réunions pour suivre la situation des détenus non concernés par l’accord actuel et pour élaborer un calendrier de traitement de leurs dossiers conformément aux procédures juridiques en vigueur, exprimant son attente quant au rôle important que joue la justice libanaise dans l’accélération de l’examen de ces dossiers et leur règlement.
Al-Wais a salué la coopération responsable du côté libanais, adressant ses remerciements au président libanais Joseph Aoun, au Premier ministre Nawaf Salam, au vice-premier ministre Tarek Mitri, au ministre de la Justice Adel Nassar, ainsi qu’à la justice libanaise, pour les efforts ayant permis d’aboutir à ces résultats.
La profondeur des relations entre la Syrie et le Liban
Le ministre de la Justice a affirmé que ce qui avait été accompli aujourd’hui reflétait la profondeur des relations fraternelles qui unissent les deux pays et leur souci commun de les renforcer et de les développer, soulignant que la Syrie poursuivrait cette voie, convaincue que la justice est indivisible et que toute avancée réalisée aujourd’hui ouvrirait la voie à des solutions plus larges à l’avenir, dans l’intérêt de la justice et de la dignité humaine.
Al-Wais a transmis les salutations du président Ahmad Al-Charaa au gouvernement et au peuple libanais, souhaitant une libération prochaine pour tous les prisonniers.
Des solutions plus larges à l’avenir
Pour sa part, Tarek Mitri a déclaré que l’accord était le fruit de plusieurs mois de travail commun et qu’il incarnait une volonté politique syro-libanaise fondée sur la confiance, le respect mutuel et la coopération, précisant que des juges et des experts des deux pays avaient travaillé lors des quatre derniers mois dans un esprit de compréhension et de responsabilité.
Il a indiqué que la mise en œuvre de l’accord commencerait dès demain samedi matin et qu’il constituait une base pour des solutions plus larges à l’avenir, précisant que des travaux étaient en cours pour préparer un accord supplémentaire concernant les détenus syriens de différentes catégories, afin de garantir le traitement de leurs dossiers conformément aux procédures juridiques en vigueur.
M.Ch.