Washington, (SANA) L’envoyé spécial américain pour la Syrie, Thomas Barrack, a affirmé ce mardi que la plus grande opportunité pour les Kurdes en Syrie réside aujourd’hui dans le cadre du nouveau gouvernement dirigé par le président Ahmad al‑Charaa, soulignant que la situation en Syrie a radicalement changé avec l’existence d’un gouvernement central reconnu au niveau international.
Dans un tweet sur la plateforme « X », Barrack a indiqué que le gouvernement syrien a rejoint la coalition internationale anti-Daech en tant que 90ᵉ membre à la fin de l’année 2025, ce qui témoigne d’une coopération avec les États‑Unis dans la lutte contre le terrorisme. Cela modifie les justifications du partenariat entre les États‑Unis et les Forces démocratiques syriennes (FDS), dont la mission initiale en tant que force de combat contre Daech sur le terrain est désormais achevée.
Barrack a précisé que Damas est désormais prête et qualifiée pour assumer les responsabilités sécuritaires, y compris le contrôle des services et des centres de détention des combattants de Daech.
Il a insisté sur le fait que ce moment offre aux Kurdes une voie vers une intégration complète dans un État syrien unifié, avec la garantie des droits de citoyenneté, de la protection culturelle et de la participation politique — des droits dont les Kurdes ont longtemps été privés sous le régime déchu, où ils étaient apatrides et confrontés à des restrictions linguistiques et à une discrimination systématique.
Il a ajouté que les développements récents montrent que les États‑Unis jouent désormais un rôle positif et actif, plutôt que de prolonger un rôle séparé pour les FDS.
À cet égard, il a rappelé l’accord du 18 janvier courant sur le cessez‑le‑feu et l’intégration complète des Forces démocratiques syriennes dans les institutions de l’État syrien, signé par le président Ahmad al‑Charaa, et largement salué aux niveaux arabe et international.
Barrack a affirmé que les États‑Unis n’ont aucun intérêt à maintenir une présence militaire de longue durée, et que cette politique donne la priorité à la défaite des vestiges de Daech, au soutien à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale, sans adopter de tendance séparatiste ou fédéraliste.
Et de poursuivre : « Cette situation offre une opportunité unique aux Kurdes, car l’intégration dans le nouvel État syrien leur confère des droits de citoyenneté complets, y compris pour ceux qui étaient auparavant apatrides, ainsi que la reconnaissance de leur appartenance intégrale à la Syrie et une protection constitutionnelle pour la langue et la culture kurdes ».
Le président al‑Charaa avait promulgué le 16 janvier 2026 le décret n°13, confirmant que les citoyens syriens kurdes constituent une partie essentielle et authentique du peuple syrien, et que leur identité culturelle et linguistique fait partie intégrante de l’identité nationale syrienne multiple et unifiée.
A.Ch.