Genève, (SANA)- Le chef de la mission du HCR en Syrie, Gonzalo Vargas Llosa a prévu le retour d’environ un million de réfugiés syriens dans leur pays en 2026, surtout avec l’amélioration de la situation en Syrie après la chute de l’ancien régime en 2024.
Dans une interview accordée à l’agence Anadolu, Llosa a dit qu’environ 1,3 million de réfugiés syriens étaient déjà retournés dans leur pays depuis décembre 2024, en plus de près de deux millions de déplacés internes revenus dans leurs régions d’origine, ce qui signifie que plus de trois millions de Syriens sont retournés chez eux en une période relativement courte.
Llosa a souligné que des milliers de Syriens rentrent spontanément dans leur pays après plus de quatorze ans de déplacement forcé, notant que la peur qui dominait autrefois la société syrienne a rapidement reculé pour laisser place à un large sentiment d’espoir.
Soutien international coordonné
Llosa a expliqué que le retour d’un grand nombre de réfugiés syriens dans leurs foyers constitue un signe positif, mais que l’amélioration tangible de la situation économique nécessitera du temps, ce qui exige un soutien international coordonné et durable.
Fin de l’isolement de la Syrie
Llosa a indiqué, par ailleurs, que la reprise en Syrie après une longue guerre ne sera pas immédiate, et que le gouvernement ainsi que le peuple syrien méritent d’être salués pour la réussite à reconnecter le pays au reste du monde en une période relativement courte.
Il a précisé que la Syrie avait été isolée de la scène internationale pendant plus de quatorze ans, avant de rétablir, en l’espace d’une seule année, des relations avec un nombre croissant de pays, ce qui constitue une évolution d’une grande importance.
Facteurs pour accélérer le processus de relèvement
Llosa a espéré que la levée des sanctions contre la Syrie ouvrirait la voie à de larges investissements du secteur privé, une étape essentielle pour la reconstruction, le développement et l’accélération du processus de relèvement.
Le rôle positif de la Turquie
Llosa a salué les efforts de la Turquie, qui a accueilli pendant de longues années un grand nombre de réfugiés syriens, et qui a joué en même temps un “rôle positif” dans le soutien à la Syrie après la chute de l’ancien régime.
Ib.I./ R.F.