New York – SANA / Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Ibrahim Olabi, a condamné l’agression israélienne qui a visé la localité de Beit Jinn, dans la banlieue de Damas et qui a entraîné le martyre de 13 citoyens et blessé des dizaines.
Il a souligné que la Syrie avançait à tous les niveaux et ne se laisserait pas entraîner dans les provocations de l’occupation, mais qu’elle répondrait par les moyens reconnus au niveau international, affirmant que la protection du peuple syrien restait la priorité absolue.
Olabi a expliqué, lors d’un entretien avec la chaîne « Al Arabiya Al Hadath », que la Syrie faisait tout ce qu’elle pouvait sur le plan diplomatique pour isoler Israël au niveau international et réduire le soutien de ses alliés. Il a indiqué que l’ambassadeur israélien avait lui-même entendu, lors de la dernière session du Conseil de sécurité, les positions de 15 membres qui ont condamné les agressions israéliennes et affirmé la nécessité de préserver l’unité du territoire syrien et de respecter sa souveraineté.
Il a ajouté que les efforts se poursuivaient pour renouveler le mandat des forces de l’UNDOF des Nations Unies, ce qui contribuerait à renforcer la sécurité et la stabilité sur les lignes de séparation. Olabi a souligné que les pressions non militaires et diplomatiques exercées récemment par la Syrie avaient permis d’obtenir des gains importants dans ses relations internationales.
Il a affirmé que le travail avec les alliés visait à ne donner à Israël aucune justification juridique, politique ou militaire, ce qui produisait des résultats concrets sur le terrain et accentuait l’isolement de l’occupation.
Il a noté que la Syrie parlait aujourd’hui d’une position de force grâce aux progrès politiques, économiques et militaires réalisés. Il a expliqué que la réponse militaire directe n’était pas une option pour le moment afin de préserver ces acquis, tandis que le travail se poursuivait sur le terrain et dans les forums internationaux pour démontrer l’engagement de la Syrie envers l’Accord de séparation des forces de 1974 et les résolutions du Conseil de sécurité, ce qui dérange Israël davantage que l’idée d’une réponse militaire directe.
Olabi a confirmé qu’il avait communiqué au cours des dernières heures avec plusieurs membres du Conseil de sécurité et que ce qui s’était passé à Beit Jinn serait officiellement consigné dans les documents des Nations Unies. Il a insisté sur la poursuite des efforts visant à isoler l’occupation et à la tenir responsable de ses crimes et de ses agressions répétées. Il a précisé que les discussions actuelles se limitaient à un « accord sécuritaire », tandis que le « processus de paix » restait lointain en raison de la poursuite de l’occupation israélienne de territoires syriens.
Il a affirmé que les justifications avancées par Israël concernant des « arrestations ou menaces fictives » ne changeaient rien au fait qu’elle demeurait une puissance occupante, rappelant que les Nations Unies elles-mêmes avaient récemment réaffirmé que le Golan était une terre syrienne occupée. Treize citoyens ont été tués et des dizaines blessés, dont des enfants, aujourd’hui à la suite de l’agression israélienne contre la ville de Beit Jinn dans la banlieue de Damas. La Syrie a condamné l’agression de l’occupation contre la ville, affirmant qu’elle constituait un crime de guerre à part entière.
Elle a renouvelé sa demande au Conseil de sécurité, aux Nations Unies et à la Ligue arabe d’agir rapidement pour mettre fin aux agressions et violations de l’occupation et prendre des mesures dissuasives garantissant le respect de sa souveraineté, de l’unité de son territoire et le respect du droit international et de la Charte des Nations Unies.
M.Ch.