Kampala – SANA / Le ministre de la Justice, Mazhar Al-Weis, a affirmé que la Syrie avait réussi à opérer une transformation historique mettant fin à une période particulièrement brutale, ouvrant ainsi une nouvelle page vers la construction d’un État sûr et libre, fondé sur la justice, la citoyenneté et la primauté du droit.
Dans son discours prononcé lors de la 63e session de l’Organisation consultative juridique afro-asiatique (AALCO), tenue en Ouganda, le ministre Al-Weis a indiqué que surmonter les répercussions du passé ne peut se faire que par un véritable processus de justice transitionnelle.
Il a souligné la création d’une commission nationale indépendante chargée de rendre justice aux victimes et de révéler la vérité, l’abrogation des lois d’exception, ainsi que le lancement d’une réforme globale du système judiciaire garantissant l’indépendance et l’intégrité de la justice. Il a également évoqué des plans clairs pour lutter contre la corruption et récupérer les fonds publics détournés.
Le ministre Al-Weis a précisé que le peuple syrien avait souffert pendant plus de quatorze ans de violations graves et de crimes systématiques commis par le régime déchu, notamment l’usage d’armes chimiques contre les civils, le déplacement forcé de millions de Syriens, les barils explosifs ayant détruit villes et villages, ainsi que les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, la torture systématique et les exécutions extrajudiciaires. Il a souligné que le dossier syrien est l’un des plus complexes de l’époque moderne, et que l’absence de justice engendre des crises transfrontalières.
Enfin, Al-Weis a indiqué que la phase actuelle est marquée par une ouverture croissante sur le monde, un début de levée progressive des sanctions, et le retour de milliers de déplacés dans leur pays, avec un travail sérieux en cours pour assurer un environnement sûr et stable propice à la reconstruction et au développement global.
A.Ch.