Londres, (SANA) Le président Ahmad al‑Charaa a participé à une session de dialogue à l’Institut royal des affaires internationales “Chatham House”, dans la capitale britannique Londres.
Le président al‑ Charaa a déclaré lors de la session de dialogue :
-La Grande‑Bretagne a contribué à soutenir la Syrie et à lever les sanctions contre le peuple syrien, et nous avons tenu aujourd’hui des rencontres fructueuses qui renforceront davantage les relations.
-Concernant les affaires intérieures en Syrie, nous avons mené un dialogue national qui a abouti à des recommandations ainsi qu’à la déclaration constitutionnelle. Nous avons organisé les élections de l’assemblée du peuple, dont la première session débutera le mois prochain, et à la fin de la période transitoire nous aurons préparé le terrain pour des élections libres en Syrie.
-Depuis notre arrivée à Damas, les armes ont été limitées aux mains de l’État et l’autorité de la loi a été imposée, car il n’est pas acceptable qu’il existe en Syrie des factions ou des groupes armés.
-L’accord d’intégration des FDS dans l’État syrien progresse bien, et la plupart des pays ont soutenu cet accord. Mais les FDS ont tardé à le mettre en œuvre et ont mal calculé leurs choix : elles avaient une légitimité temporaire liée à la lutte contre Daech, tandis que l’État syrien a acquis une légitimité nationale et internationale, et la mission de combattre Daech lui a été transférée après son adhésion à la coalition internationale.
-Israël a agi de manière négative envers la Syrie, et nous avons tenté, par le dialogue et la discussion, d’atteindre des points positifs, mais tout a changé à la dernière minute.
-Il est du devoir de l’État syrien de protéger ses frontières, et nous avons payé le prix de l’intervention du Hezbollah en Syrie, tout en veillant à ce que le conflit ne s’étende pas au Liban.
-Il existe des relations historiques entre la Russie et la Syrie, et le fait d’être un jour à la Maison‑Blanche et un autre jour au Kremlin témoigne du dynamisme de la diplomatie syrienne.
-La région traverse des circonstances historiques, mais dès le premier instant nous avons tenté de tenir la Syrie à l’écart des tensions en cours.
-Parmi les priorités de la politique syrienne figure la justice transitionnelle, qui nécessite une construction institutionnelle et une référence juridique claire pour tous, afin que toute personne ayant commis des crimes puisse être tenue responsable.
M.Ch.