Damas, (SANA) Le président Ahmad al-Charaa, a pris part à une séance de dialogue organisée dans le cadre des travaux de la deuxième journée de la conférence du ministère des Waqfs, intitulée « L’unité du discours islamique », au Palais des Congrès de Damas.
Au cours de cette rencontre, le président al-Charaa a évoqué les défis majeurs auxquels la Syrie est confrontée, soulignant que le pays souffre d’une accumulation de corruption administrative et organisationnelle depuis plus de 60 ans, en plus des destructions considérables ayant touché les infrastructures et tous les secteurs de la vie.
Il a affirmé que l’évaluation des performances de l’année écoulée revient avant tout au peuple syrien, qu’il considère comme le véritable observateur de l’action gouvernementale, tout en insistant sur son devoir d’informer les citoyens de la situation actuelle.
Le président a également souligné l’importance de travailler selon un plan clair, axé sur ce qui profite directement à la population.
Il a rappelé que de nombreuses réformes ont été engagées dans plusieurs ministères, ainsi que dans les relations arabes et internationales de la Syrie, dans le but de construire une économie équilibrée et un développement durable.
Par ailleurs, il a indiqué que l’année dernière a été marquée par la mise en place d’une base institutionnelle importante, précisant que des critères scientifiques et précis sont adoptés afin d’évaluer les performances et garantir la justesse des démarches adoptées.
Le président al-Charaa a insisté sur le fait que la Syrie n’a pas le luxe de se perdre dans des divergences intellectuelles anciennes, appelant à se concentrer sur les priorités nationales, notamment le renforcement des valeurs morales dans la société.
Il a mis en exergue le pacte « Unité du discours islamique », le qualifiant de pas dans le bon sens, car il contribue à l’unité de la parole et à l’évitement des divisions secondaires.
Enfin, il a souligné le rôle essentiel des prédicateurs dans les mosquées dans l’éducation des nouvelles générations et l’orientation de l’opinion publique, affirmant la nécessité de nouer une coopération entre les institutions de l’État, telles que l’éducation, les médias et les mosquées, afin d’assurer un travail institutionnel intégré et efficace.
A.Ch.