New York, (SANA) Des médecins américains ont mis en lumière le rôle majeur, jusqu’ici méconnu, d’une petite zone du cerveau en forme d’amande, qui agit comme un filtre sélectif des événements quotidiens, déterminant ceux qui seront conservés dans la mémoire à long terme et ceux qui seront définitivement oubliés.
Selon le site scientifique américain Medical Xpress, des chercheurs du centre médical Cedars-Sinai, aux États-Unis, ont découvert que cette zone, appelée « amygdale cérébrale », s’appuie sur des neurones spécialisés qui classent les scènes et les images dès leur perception.
Ces cellules nerveuses s’activent intensément pour sélectionner les détails dont une personne se souviendra ultérieurement, ce qui permet de mieux comprendre la formation des souvenirs personnels du quotidien.
Les chercheurs ont expliqué que cette meilleure compréhension des mécanismes de formation des souvenirs ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’épilepsie du lobe temporal. Elle pourrait notamment permettre, à l’avenir, de stimuler ces neurones afin de renforcer et de restaurer efficacement la mémoire, sans recourir à des interventions complexes.
L’amygdale cérébrale est un petit ensemble de cellules situé profondément dans le lobe temporal du cerveau. Longtemps associée principalement aux réactions émotionnelles, notamment à la peur, elle apparaît désormais, à la lumière de ces recherches, comme jouant également un rôle direct dans les mécanismes de la mémoire.
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