Washington, (SANA) Des chercheurs américains ont mis au point une interface cerveau-ordinateur qui a permis à certains patients souffrant de lésions cérébrales graves et ne répondant pas aux examens cliniques de contrôler la fréquence d’un son grâce à leur seule activité cérébrale.
Cette avancée pourrait ouvrir la voie au développement de moyens leur permettant de communiquer avec les médecins et leurs proches.
Le site spécialisé dans l’actualité de la neurologie et de la réadaptation « NR Times » a rapporté avant-hier que l’étude, menée par des chercheurs de l’Université Columbia aux États-Unis et publiée dans la revue scientifique Brain, portait sur 41 patients ne présentant aucune réponse clinique après avoir subi de graves lésions cérébrales. Treize d’entre eux, soit environ un tiers, ont réussi à contrôler la fréquence sonore en utilisant uniquement leur activité cérébrale.
Les chercheurs ont expliqué que cette technique repose sur des électrodes placées sur le cuir chevelu pour enregistrer l’activité électrique du cerveau. Des logiciels analysent ensuite les signaux en temps réel.
Les patients ont été invités à essayer d’ouvrir et de fermer les mains afin de modifier la fréquence du son, tandis que le système leur fournissait un retour sonore pour les aider à apprendre à le contrôler.
Les chercheurs ont souligné que certains patients qui semblent incapables de répondre peuvent conserver un certain degré de conscience, malgré leur incapacité à bouger ou à parler.
Ce phénomène, appelé « dissociation cognitivo-motrice », se caractérise par la capacité du cerveau à traiter et à comprendre des consignes, alors que les lésions empêchent leur exécution par le mouvement.
L’équipe de recherche espère perfectionner cette technologie afin de permettre aux patients d’exprimer directement leurs besoins, notamment la douleur ou la faim, et de communiquer avec les médecins et leurs proches.
Cette perspective nécessite toutefois des recherches et des développements supplémentaires, les résultats actuels démontrant uniquement que certains patients sont capables de contrôler un son à l’aide de signaux cérébraux.
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