Pékin, (SANA) Une étude scientifique récente a révélé que la préférence pour consommer des aliments appréciés ne serait pas seulement un comportement lié au plaisir, mais qu’elle serait associée à des mécanismes neuronaux complexes dans le cerveau contribuant à réguler la réponse au stress et à rétablir l’équilibre émotionnel.
Selon le site scientifique Neuroscience News, cité jeudi par la revue Advanced Science, le recours aux aliments préférés constitue l’un des comportements qui activent le système de récompense du cerveau et aident à réduire l’anxiété liée au stress chronique, même si les connexions neuronales précises entre les systèmes de récompense et la réponse au stress restent encore mal comprises.
L’étude, menée par une équipe de recherche de l’Institut de technologie avancée de Shenzhen relevant de l’Académie chinoise des sciences, a identifié un circuit neuronal reliant le cortex préfrontal à des neurones de l’hypothalamus, jouant un rôle central dans l’association entre la sensation de récompense et la régulation de la réponse au stress.
Les résultats ont montré que le stress chronique provoque une hyperactivité neuronale liée aux hormones du stress, favorisant des comportements anxieux. Les aliments préférés réduisent cette activité en stimulant la dopamine et en activant des voies inhibitrices qui rétablissent l’équilibre du cerveau
L’étude montre que cet effet résulte d’interactions neuronales reliant les régions du cerveau impliquées dans la récompense et le contrôle émotionnel, ce qui éclaire le lien entre état psychologique et alimentation sous stress.
L’étude conclut que comprendre ces circuits neuronaux pourrait permettre de développer de nouvelles stratégies pour traiter l’anxiété et le stress en s’appuyant sur le lien entre récompense cérébrale et comportements alimentaires.
Ib.i./mch