Washington et Londres, (SANA) Une étude scientifique récente a mis en lumière un nouveau mécanisme par lequel la sclérose en plaques affecte le cerveau, indiquant que la maladie ne se limite pas à endommager les nerfs, mais provoque également une atteinte directe des cellules cérébrales, ce qui pourrait contribuer à développer des traitements plus efficaces à l’avenir.
Selon le site SciTechDaily, l’étude menée par des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco, en collaboration avec des scientifiques de l’Université de Cambridge, a montré que la maladie entraîne une détérioration progressive des cellules cérébrales en raison d’une inflammation persistante, provoquant des dommages à l’ADN de ces cellules et accélérant ainsi leur dégradation au fil de l’évolution de la maladie.
L’étude a précisé que les neurones tentent de réparer les dommages causés par l’inflammation, mais que la répétition de ces atteintes finit par rendre ce processus inefficace, entraînant une mort cellulaire progressive, ce qui explique l’aggravation des symptômes chez les patients au fil du temps.
Les résultats ont également révélé que certains types de neurones, notamment ceux liés aux fonctions de pensée et de mémoire, sont plus vulnérables aux dommages, ce qui se répercute sur les capacités cognitives des patients, comme la concentration et la rapidité de traitement mental.
Les chercheurs estiment que cette découverte constitue une avancée majeure dans la compréhension de la maladie, car elle ouvre la voie à des traitements visant à protéger les neurones, et non plus uniquement à réduire l’inflammation.
Ces résultats pourraient contribuer à ralentir la progression de la maladie et à préserver les fonctions cérébrales plus longtemps, renforçant ainsi les perspectives d’amélioration de la qualité de vie des patients.
La sclérose en plaques est une maladie chronique qui touche le système nerveux central, où le système immunitaire attaque la gaine protectrice des nerfs, perturbant la transmission des signaux entre le cerveau et le reste du corps, et provoquant des symptômes tels qu’une faiblesse motrice, des troubles de l’équilibre et des problèmes de mémoire.
R.S/M.Ch.