Washington, (SANA) Une étude en psychologie du bien être a révélé que de nombreuses personnes deviennent plus satisfaites et plus heureuses en atteignant l’âge de soixante ans et au delà, malgré les défis sanitaires et sociaux pouvant accompagner l’avancée en âge, attribuant cela à un changement des priorités et de la manière de percevoir la vie.
Selon le site scientifique ScienceDaily, l’étude américaine MIDUS (Midlife in the United States), dirigée par l’Université du Wisconsin–Madison et considérée comme l’une des principales études longitudinales sur la santé mentale et le bien être à travers les étapes de la vie, a suivi pendant plusieurs années des adultes âgés de 25 à 75 ans. Les résultats ont montré que la satisfaction de vie reste relativement stable jusqu’à la quarantaine avant d’enregistrer une hausse notable dans la soixantaine.
Les résultats de l’étude indiquent que la relation entre l’âge et le bonheur adopte une forme en U : les niveaux de bonheur sont relativement élevés durant la jeunesse, puis diminuent durant la trentaine et la quarantaine pour atteindre leur point le plus bas vers cinquante ans, avant de remonter progressivement aux étapes ultérieures de la vie.
Les chercheurs estiment que cette évolution est liée à ce que l’on appelle la théorie de la sélectivité socio émotionnelle, qui suggère que la conscience du passage du temps pousse l’individu à se concentrer davantage sur les relations et les expériences ayant une valeur émotionnelle, ce qui se traduit par une hausse du sentiment de satisfaction et une baisse des niveaux d’anxiété et de stress.
L’étude américaine MIDUS est l’une des principales études longitudinales dans le domaine de la santé mentale et du bien être, puisqu’elle suit depuis les années 1990 des milliers de participants afin d’examiner l’effet de l’âge et des conditions sociales et psychologiques sur la qualité de vie avec l’avancée en âge.
R.Kh/ M.Ch