Tartous-SANA
À Tartous, l’olivier n’est pas seulement une récolte agricole mais il fait partie intégrante de la mémoire des gens et des traditions sociales, ainsi qu’une source de revenu pour des milliers de familles qui attendent la saison de la récolte comme on attend une fête.
Dans les champs, la récolte se transforme en une véritable fête populaire où les familles et les voisins se retrouvent, partagent les tâches et échangent les histoires, entre ceux qui cueillent les olives, autres les ramassent au sol et d’autres qui les préparent pour les marchés ou les pressoirs.

La sécheresse menace la production
Cette saison ne porte pas la joie habituelle : la sécheresse qui frappe la zone a fortement réduit la production. Bien que Tartous abrite plus de 11 millions d’oliviers, dont 10 millions sont productifs, la récolte actuelle est estimée à seulement 25 500 tonnes, ce qui inquiète les agriculteurs et menace une source essentielle de revenu dans le gouvernorat.
Selon l’ingénieur Hassan Hamadeh, directeur technique de l’agriculture à Tartous, la baisse de rendement est due au manque d’heures de froid nécessaires à la croissance des fruits, précisant également que l’olivier est par nature irrégulier dans sa production.
La diversité des variétés d’olives
Hamadeh a indiqué que les conditions climatiques idéales dans le gouvernorat ont contribué à l’expansion de la culture de l’olivier, plaçant Tartous au quatrième rang national avec près de 75 000 hectares cultivés.
Une huile biologique et des pressoirs modernes
Hamadeh a souligné que l’huile d’olive produite à Tartous est biologique et exempte de résidus de pesticides, grâce à l’adoption par la Direction de l’Agriculture de la méthode de lutte intégrée contre les ravageurs.
Hamadeh a conclu en faisant savoir que le gouvernorat de Tartous compte 244 pressoirs à huile d’olive.








Ibtissam / L.S.