Al-Qods occupée, (SANA) Un projet de loi israélien visant à étendre le contrôle civil sur des sites antiques en Cisjordanie suscite de vives critiques et inquiétudes de la part de Palestiniens et d’ONG israéliennes, qui y voient une mesure d’annexion de territoires occupés et susceptible d’élargir les implantations juives.
Le ministre palestinien du Tourisme, Hani Al-Hayek, estime que le « contrôle de ces antiquités vise à étendre le contrôle et à développer les implantations dans ces zones, au cœur des territoires palestiniens », cité par Reuters.
Le projet de loi prévoit de placer la gestion de sites datant des époques romaine, byzantine et des croisades sous l’autorité du ministère israélien du Patrimoine. Il autoriserait également l' »expropriation et l’achat de biens immobiliers » en Cisjordanie.
Un exemple souvent cité est celui du village palestinien de Sebastia, dans le nord de la Cisjordanie, où les habitants tirent en grande partie leurs revenus du tourisme lié à un site archéologique voisin.
Ce site comprend des vestiges du royaume israélite du IXe siècle avant J.-C., ainsi que des traces des périodes romaine, byzantine, des croisades et ottomane, selon des archéologues. Il figure sur une liste indicative en vue d’une éventuelle inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.
Fin 2025, Israël a annoncé un plan visant à saisir environ 1.800 dounams (environ près de 2 km²) sur ce site, officiellement pour en développer les infrastructures. D’après des responsables locaux, quelque 5.000 oliviers seraient menacés.
« Ils intègrent des zones contenant des ressources en eau, des routes et des site archéologiques, en nous laissant, nous les habitants, sans ressources. Cela fait partie de l’expansion des implantations », déclare le maire-adjoint de Sebastia, Nizar Kayed.
ls