Samarkand, (SANA) Dans un message adressé au « Sommet mondial sur l’investissement pour le bien-être des enfants » hier, mercredi, dans la ville de Samarkand, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé qu’« investir dans les enfants, c’est investir dans l’avenir », avertissant que les défis mondiaux continuent de les mettre en danger, en particulier dans les régions les plus vulnérables et pauvres.
Prenant la parole devant les participants, Sabine Mach, coordonnatrice résidente des Nations Unies en Ouzbékistan a dit : « Les progrès réalisés dans le domaine de la protection de l’enfance sont menacés, car les conflits et les pressions. Les urgences économiques, sanitaires, la pauvreté et les chocs climatiques mettent en danger les enfants, en particulier ceux appartenant à des groupes vulnérables », cité par le Centre d’actualités des Nations Unies.
L’aide humanitaire et au développement diminue, tandis que les pays en développement restent confrontés à un lourd fardeau de la dette. Pour António Guterres, la réponse doit donc dépasser les programmes isolés et reposer sur des systèmes capables de fonctionner ensemble pour répondre aux besoins des enfants.
Donner la priorité aux enfants
Pour sa part, Khalilur Rahman, Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, a appelé les gouvernements à transformer leurs engagements en améliorations tangibles dans la vie quotidienne des enfants.
« Alors que seuls 36 % des cibles évaluables des Objectifs de développement durable (ODD) sont en bonne voie ou progressent de manière modérée », a-t-il dit exhortant les pays à accélérer leur action collective plutôt qu’à revoir leurs ambitions à la baisse.
Il a défini quatre priorités : placer les besoins des enfants avant les considérations administratives, adapter les services et la protection sociale à leurs besoins, atteindre les populations les plus marginalisées et traduire les engagements politiques en financements, en responsabilités clairement définies et en échéances précises.
Il a également plaidé pour une transformation numérique centrée sur les enfants, afin que l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies élargissent leurs possibilités tout en les protégeant contre l’exploitation, la discrimination, la manipulation et les atteintes à la vie privée.
Le Président de l’Assemblée générale a notamment appelé les gouvernements à inscrire leurs engagements dans leurs budgets nationaux. « Une déclaration ne peut vacciner un enfant. Une promesse ne peut payer un enseignant. Des applaudissements ne peuvent acheter des médicaments contre le cancer », a-t-il lancé.
Le sommet accueille également le deuxième Congrès international sur le cancer infantile, intitulé « De la guérison au bien-être », consacré à l’oncologie et à l’hématologie pédiatriques.
Les inégalités d’accès aux traitements restent considérables. Selon l’OMS, plus de 80 % des enfants atteints d’un cancer guérissent dans les pays à revenu élevé, contre moins de 30 % dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire.
Dans son message, António Guterres a dénoncé une « inégalité inacceptable, alimentée par des investissements insuffisants et des services sociaux défaillants ».
Chaque année, environ 400 000 enfants et adolescents dans le monde reçoivent un diagnostic de cancer. L’OMS s’est fixé pour objectif de porter le taux de survie mondial à 60 % d’ici à 2030.
ls