New York, (SANA) Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a annoncé aujourd’hui, la mise en place d’un mécanisme pratique visant à réduire les risques, à faciliter un transit ordonné et prévisible dans le détroit d’Ormuz, ainsi qu’à contribuer à rétablir la confiance nécessaire à la diplomatie et à la désescalade.
Mécanisme de l’ONU axé d’abord sur les engrais et matières premières à Ormuz
Dans des déclarations à la presse, citées par le site d’ONU Info, Guterres a indiqué que ce mécanisme, élaboré par le groupe de travail chargé des besoins humanitaires liés au détroit d’Ormuz, en coopération avec d’autres parties, se concentrera dans un premier temps sur les engrais et les matières premières nécessaires à leur production, avec la possibilité d’étendre ultérieurement son champ d’application à d’autres produits.
Il a précisé que le mécanisme n’accordera pas d’autorisation de passage dans le détroit et ne modifiera ni les droits ni les obligations des États membres de l’ONU au regard du droit international. Il a souligné que les décisions souveraines resteraient du ressort des états et que le rôle des Nations unies se limiterait à faciliter les opérations de manière neutre.
l’ONU prépare un mécanisme pour coordonner le trafic maritime
Le secrétaire général a indiqué que le mécanisme prévoit l’enregistrement, la vérification et la coordination des mouvements des navires par l’intermédiaire d’un dispositif de coordination mis en place au Sultanat d’Oman. Il a assuré que tous les arrangements étaient désormais prêts à être mis en œuvre, mais que leur activation nécessitait l’accord des États concernés.
Guterres a souligné que ce mécanisme ne saurait se substituer au rétablissement complet des droits et libertés de navigation, ni aux solutions politiques nécessaires pour mettre fin aux conflits. Il constitue néanmoins, selon lui, une première mesure concrète visant à réduire les risques, à protéger les civils et à garantir la circulation des marchandises essentielles.
Il a averti que la perturbation persistante de la navigation dans le détroit d’Ormuz et en mer Rouge aggravait les répercussions des conflits sur le commerce mondial et la sécurité alimentaire, en raison notamment de ses effets sur le transport de l’énergie, des engrais et des produits de première nécessité.
Guterres appelle à préserver la navigation et à coopérer pour réduire les risques à Ormuz
Le secrétaire général a indiqué que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz était quasiment à l’arrêt, tandis que les prix du pétrole avaient augmenté d’environ 33 % par rapport à leurs niveaux d’avant le conflit, parallèlement à une forte hausse des prix des engrais.
Il a insisté sur la nécessité de protéger les droits et libertés de navigation ainsi que sur la responsabilité juridique et humanitaire qui incombe à tous pour les préserver, appelant toutes les parties à coopérer avec le mécanisme et à s’y engager de manière sérieuse et constructive.
Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est perturbé depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis et l’Iran, dans un contexte marqué par les craintes de voir les navires exposés à des attaques ou de voir la voie maritime rester fermée.
am