Abou Dhabi, (SANA) L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Jordanie, l’Égypte, la Turquie, l’Indonésie et le Pakistan ont condamné le rejet par Israël de la feuille de route visant à poursuivre la mise en œuvre du plan du président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, ainsi que son refus de la création d’un État palestinien. Ils ont affirmé que ces positions entravent les efforts en faveur de la paix et compromettent la mise en œuvre du plan.
Les huit pays appellent Israël à respecter la feuille de route pour Gaza
Dans une déclaration conjointe publiée dimanche et rapportée par l’agence de presse émiratie WAM, les ministres des Affaires étrangères des huit pays ont souligné la nécessité de maintenir l’engagement des États-Unis afin de garantir le respect par Israël des dispositions prévues par le plan et la feuille de route. Ils ont tenu les autorités israéliennes responsables de toute conséquence résultant de l’entrave ou du retard dans la mise en œuvre, notamment de toute aggravation de la situation dans la bande de Gaza et de tout obstacle aux efforts visant à mettre fin à la guerre.
Vers la deuxième phase du plan pour Gaza
La déclaration a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre complète et immédiate du plan, afin de contribuer à répondre à la situation humanitaire, à reconstruire la bande de Gaza et à instaurer la sécurité et la stabilité. Elle a également appelé à avancer vers sa deuxième phase, qui prévoit notamment le contrôle des armes, le retrait des forces israéliennes, le déploiement d’une force internationale de stabilisation et le transfert de l’autorité administrative à un comité national chargé de gérer Gaza.
Soutien à la solution à deux États
Les ministres ont renouvelé leur rejet de toute tentative visant à nier au peuple palestinien son droit à établir son propre État ou à empêcher sa concrétisation. Ils ont affirmé que la réalisation d’une paix juste, durable et globale passe par la mise en œuvre de la solution à deux États et l’établissement d’un État palestinien indépendant et souverain, ayant Al-Qods-Est occupée pour capitale, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies.
La déclaration a appelé le Conseil de la paix, avec le soutien et la participation d’acteurs américains, à prendre des mesures immédiates pour préserver la mise en œuvre du plan et empêcher toute entrave à son application.
Création du Conseil de la paix pour Gaza
Le président américain Donald Trump avait annoncé, le 17 janvier de cette année, la création du Conseil de la paix pour la bande de Gaza ainsi que la composition de ses membres, quelques jours après l’annonce par l’envoyé présidentiel américain spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, du lancement de la deuxième phase du plan de Trump pour Gaza, composé de 20 points, dont la mise en place d’une administration palestinienne technocratique de transition dans la bande de Gaza.
Huit pays rejoignent le Conseil de la paix pour Gaza
Le 21 janvier, les ministres des Affaires étrangères de huit pays arabes et musulmans avaient annoncé, dans une déclaration conjointe, leur acceptation de l’invitation du président américain Donald Trump à rejoindre le Conseil de la paix pour la bande de Gaza. Il s’agit de l’Arabie saoudite, de la Turquie, de l’Égypte, de la Jordanie, de l’Indonésie, du Pakistan, du Qatar et des Émirats arabes unis.
am