Capitales, (SANA) Les États-Unis poursuivent leurs frappes intensives contre l’Iran dans plusieurs villes du littoral du Golfe, tandis que Téhéran riposte par des attaques visant des pays arabes voisins, dans une escalade réciproque, à quelques heures de la date prévue pour le rétablissement d’un blocus maritime américain des ports iraniens.
Dans un communiqué publié ce mardi, le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué que ses frappes avaient visé des systèmes de défense côtière iraniens, des installations de drones, des sites de missiles et des moyens navals. Des médias ont, de leur côté, fait état de plusieurs explosions aux abords des villes de Bandar Abbas et de Bouchehr.
Frappes et tensions croissantes
L’Iran a, pour sa part, lancé une attaque de missiles balistiques contre la Jordanie. Les forces armées jordaniennes ont annoncé ce mardi avoir intercepté et détruit quatre missiles ayant pénétré dans l’espace aérien du royaume en provenance du territoire iranien.
Reuters a également rapporté que les États-Unis avaient mené des frappes contre des objectifs iraniens pendant cinq heures à l’aube, dans le cadre d’une bataille pour le contrôle du détroit d’Ormuz, ce qui a propulsé les prix du pétrole à leur plus haut niveau depuis quatre semaines.
Des frappes américaines ont également visé une zone pétrolière du Khouzistan ainsi que les villes d’Abadan et de Mahshahr, parmi les principaux centres de l’industrie pétrolière et pétrochimique iranienne.
Des attaques contre la navigation maritime
Le détroit d’Ormuz a de nouveau été la scène d’attaques, plusieurs pétroliers ayant été visés par des missiles iraniens. Deux pétroliers émiratis ont été attaqués, faisant un mort parmi les membres d’équipage et huit blessés. Une autre attaque a visé un navire de transport de la compagnie norvégienne Stolt-Nielsen en mer d’Arabie, au large des côtes du Sultanat d’Oman.
En dépit de cette escalade, le président américain Donald Trump n’a pas exclu la possibilité de parvenir à un accord avec l’Iran. Il a toutefois annoncé le rétablissement d’un blocus maritime des ports iraniens, tout en déclarant vouloir imposer une redevance de 20 % sur les cargaisons transitant par le détroit en contrepartie de leur protection, une mesure contraire au droit international garantissant la liberté de navigation.
L’Iran avait intensifié ses attaques contre la navigation dans le détroit d’Ormuz et annoncé, le 12 juillet, sa fermeture, tout en élargissant ses attaques contre des pays arabes voisins. De son côté, Washington a renforcé ses frappes parallèlement au rétablissement du blocus, dans une escalade qui menace la stabilité régionale, la sécurité de la navigation maritime et compromet le mémorandum d’entente conclu entre les deux parties en juin dernier en vue de mettre fin à la guerre déclenchée à la fin du mois de février.
r.s / A.Ch.