Paris, (SANA) La France réunit à Paris des représentants israéliens, palestiniens et des responsables de plusieurs dizaines de pays pour défendre la solution à deux États. L’objectif est de maintenir une perspective politique pour le conflit israélo-palestinien malgré l’escalade régionale.
Cette réunion, à laquelle participent des ministres des Affaires étrangères et des hauts responsables de dizaines de pays, marque le premier anniversaire de l’adoption de la Déclaration de New York, une résolution non contraignante des Nations unies approuvée par l’Assemblée générale qui a tracé une feuille de route vers un État palestinien.
Faire évoluer la voie politique et un cessez-le-feu
« Compte tenu de la situation actuelle dans la région, marquée par des conflits qui semblent interminables, un nombre trop élevé de victimes civiles et un cycle de violence, et compte tenu du fait que la mise en œuvre du cessez-le-feu à Gaza est au point mort… nous estimons que cette conférence est aujourd’hui plus essentielle et urgente que jamais », a déclaré jeudi aux journalistes le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
La réunion se terminera par un « Appel à l’action » en huit points appelant à un cessez-le-feu permanent, l’arrêt de l’expansion des colonies israéliennes, la reconstruction de la bande de Gaza, des réformes de la gouvernance et un soutien international renforcé à la société civile.
Il sera remis aux dirigeants du G7 qui se réunissent dans les Alpes françaises à partir de lundi, dans une tentative de mobiliser un soutien international plus large pour préserver l’option de la solution à deux États.
Avertissements concernant l’expansion des colonies
Une préoccupation majeure concerne le projet de construction d’une colonie à al-Qods-Est, connu sous le nom de « E1 », qui diviserait la Cisjordanie et l’isolerait de’al-Qods-Est, fragmentant le territoire que les Palestiniens revendiquent comme un État indépendant.
Préoccupations internationales
La Grande-Bretagne, le Canada, la France et la Norvège ont annoncé mardi de nouvelles sanctions coordonnées contre les réseaux israéliens impliqués dans le financement, la facilitation et la perpétration de violences en Cisjordanie occupée.
Israël et les États-Unis ont refusé de participer à la réunion.
Cette conférence s’inscrit dans le prolongement direct de l’initiative lancée en juin 2025, lorsque des représentants des deux camps s’étaient réunis à Paris pour défendre une coexistence pacifique. Un an plus tard, le contexte s’est considérablement durci. Entre la fragilité persistante du cessez-le-feu dans la bande de Gaza et l’accélération de la colonisation en Cisjordanie, Paris refuse de céder au statu quo et tente de maintenir ouverts les canaux de discussion.
ls