Capitals, (SANA) La région connaît une nouvelle escalade entre Washington, Israël et l’Iran : les États‑Unis ont frappé des sites militaires en Iran, et Téhéran a riposté en élargissant ses attaques contre le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, poussant plusieurs pays à renforcer leur état d’alerte.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé avoir mené la dernière vague de frappes contre plusieurs sites iraniens, ciblant des compétences de surveillance, des communications et des défenses aériennes jugées menaçantes pour les forces américaines et la navigation commerciale.
Le site Axios a rapporté, citant un responsable américain, que les objectifs bombardés dans le sud de l’Iran comprenaient des défenses aériennes, des radars, des centres de commandement et des unités de drones.
Selon le Wall Street Journal, ces frappes s’inscrivent dans une stratégie de « diplomatie coercitive » destinée à accroître la pression sur Téhéran.
L’Iran intensifie l’escalade et ferme le détroit d’Ormuz
En parallèle, l’Iran a élargi le cercle de l’escalade au‑delà de ses frontières, annonçant avoir visé 18 cibles au Koweït et à Bahreïn et lancé 12 missiles balistiques en direction de la Jordanie, une démarche qui a accru les craintes de voir la région glisser vers un conflit plus large.
Parallèlement à cette escalade militaire, le détroit d’Hermuz est revenu au premier plan après que les autorités iraniennes ont annoncé sa fermeture à tous les types de navires, menaçant de cibler toute embarcation tentant de le traverser.
Alors que des médias ont rapporté que le corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) avaient ciblé deux navires ayant tenté de traverser le détroit, le Commandement central américain a affirmé que les navires commerciaux continuaient de passer normalement, démentant les allégations iraniennes concernant l’arrêt de la navigation.
La tension dans le détroit d’Ormuz a suscité des inquiétudes internationales croissantes en raison de l’importance stratégique de ce passage maritime par lequel transite une grande partie des exportations mondiales de pétrole.
Dans ce contexte, le secrétaire général du Cabinet japonais, Minoru Kihara, a souligné que garantir une navigation libre et sûre dans le détroit est essentiel pour la stabilité des marchés mondiaux de l’énergie.
Les marchés otages des tensions
Les prix du pétrole ont grimpé, le Brent a dépassé 94 $, en raison des craintes d’une perturbation des approvisionnements du Golfe et d’un possible blocage du détroit d’Hormuz, ce qui ferait peser un risque direct sur l’économie mondiale.
L’impasse diplomatique
Les négociations entre Washington et Téhéran restent bloquées malgré les médiations régionales. Le fossé entre les deux récits persiste : Trump affirme que des responsables iraniens ont demandé l’arrêt des frappes, tandis que Téhéran dément tout contact direct et réaffirme sa volonté de poursuivre ses ripostes militaires.
Les perspectives d’un accord proche s’éloignent également, alors que les États‑Unis accusent Téhéran de mépriser les efforts diplomatiques et Trump menace de nouveau de « détruire l’Iran » si elle ne signe pas un accord.
Ni guerre ni paix
Le Wall Street Journal a souligné que la région est entrée dans une phase extrêmement sensible caractérisée par une situation de « ni guerre ni paix ». Les deux parties continuant d’utiliser des leviers militaires et politiques pour améliorer leurs positions de négociation sans aller jusqu’à un affrontement total.
Alors que la région semble entrer dans une nouvelle phase d’instabilité, les mises en garde internationales se multiplient : toute erreur de calcul pourrait entraîner une explosion plus large menaçant la sécurité du Moyen‑Orient et les marchés mondiaux de l’énergie.
Ib.i./ L.a.