Beyrouth,( SANA) A la suite de discussions tenues les 2 et 3 juin en cours entre des représentants des deux parties, le gouvernement libanais a annoncé, ce jeudi, être parvenu à un accord de cessez-le-feu avec Israël.
L’Agence nationale d’information libanaise a rapporté un communiqué conjoint indiquant que le gouvernement libanais et Israël ont accepté un cessez‑le‑feu basé sur l’arrêt total des tirs du Hezbollah et le retrait de ses éléments du sud du Litani.
Le communiqué indique que les deux parties, sous l’impulsion des États‑Unis, ont accepté d’accélérer la création de zones où l’armée libanaise exercerait seule le contrôle, en excluant toute présence de parties armées non étatique.
Les deux parties ont discuté d’un cadre sécuritaire fondé sur les pourparlers tenus au Département de la Défense américain (Pentagone) le 29 mai dernier, visant à garantir durablement la souveraineté et la sécurité du Liban et d’Israël, incluant le démantèlement des groupes armés non étatiques et l’interdiction de leur réapparition.
Le communiqué souligne que ces mesures doivent faciliter un accord global de paix et de sécurité.
Le communiqué indique que le Liban et Israël n’ont pas d’intentions hostiles et qu’ils s’engagent à poursuivre des négociations directes pour renforcer la confiance, résoudre les points en suspens et avancer vers un accord global.
Soutien américain continu aux deux gouvernements
Le communiqué indique que les États‑Unis réaffirment leur soutien aux deux gouvernements et soulignent que tout accord de cessation des hostilités doit être conclu directement entre eux, sous parrainage américain, et non par une voie parallèle.
Washington réaffirme sa volonté de soutenir les forces armées libanaises afin de renforcer ses capacités et de leur permettre d’étendre efficacement la souveraineté de l’État sur tout le territoire.
Position du Liban : respect des frontières et de la souveraineté
Pour sa part, la partie libanaise a rappelé l’importance du respect mutuel des frontières reconnues et de l’application complète de l’accord de cessation des hostilités, tout en réaffirmant l’unité territoriale et la souveraineté de l’État. Elle s’est aussi engagée à renforcer l’armée, avec l’appui des États‑Unis, pour assurer un contrôle effectif sur tout le territoire.
Reprise des voies politique et sécuritaire
Le communiqué conclut que les deux parties reprendront les processus politique et sécuritaire dès la semaine du 22 juin pour avancer vers un accord global, tandis que les États‑Unis continueront de faciliter la communication durant la période de transition.
Ib.i./ r.f.