Washington, (SANA) Les États-Unis ont imposé mardi des sanctions à Nobitex, la plus importante plateforme d’échange de cryptomonnaies d’Iran, pour son rôle dans le contournement des sanctions occidentales par des entités gouvernementales iraniennes figurant sur la liste noire.
Un communiqué du département du Trésor américain, publié mardi sur son site web et reproduit par Reuters, a indiqué que les sanctions visaient la plateforme pour avoir prétendument apporté un « soutien important » et facilité des transactions numériques liées à des institutions financières et bancaires iraniennes. Le communiqué précise que les mesures concernent également les administrateurs et les fondateurs de la plateforme.
Le département du Trésor a indiqué avoir imposé des sanctions à des individus, notamment les frères Mohammad Ali Aghamir Mohammad Ali et Mohammad Aghamir Mohammad Ali, ainsi qu’au PDG de la plateforme, Amir Hossein Rad. Il a déclaré que Nobitex avait apporté un soutien important au gouvernement iranien et facilité de nombreuses transactions numériques liées au Corps des gardiens de la révolution islamique et à la Banque centrale d’Iran.
« Suite au début des opérations militaires américaines en Iran, Nobitex a joué un rôle dans la protection et le transfert d’actifs et de fonds hors d’Iran afin de préserver les richesses du régime iranien, malgré la coupure d’Internet », a ajouté le communiqué.
De son côté, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bisent, a déclaré dans un communiqué envoyé par courriel : « Face à l’effondrement de l’économie iranienne, le régime a choisi d’exploiter les technologies numériques pour servir ses desseins corrompus, notamment le contournement des sanctions et le transfert de richesses hors du pays. »
Cette initiative américaine s’inscrit dans le cadre des efforts continus de Washington pour renforcer son emprise sur l’économie et les institutions nationales iraniennes. Les États-Unis ont ciblé le secteur technologique, les actifs numériques et les transactions financières parallèles, acheminant des centaines de millions de dollars vers la Banque centrale iranienne et le Corps des gardiens de la révolution islamique.
Le président américain Donald Trump avait précédemment exprimé son mécontentement quant à l’accord conclu avec Téhéran, indiquant que l’administration américaine n’envisageait pas, pour le moment, un assouplissement des sanctions contre l’Iran.
rb