Genève, (SANA) Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a déclaré lundi que Gaza est l’endroit le plus dangereux au monde pour les journalistes, soulignant que 300 d’entre eux ont été tués depuis le début de la guerre israélienne contre la bande de Gaza.
Dans une publication sur X, le Haut-Commissariat a appelé, à prendre des mesures allant au-delà des mots de condamnation et de solidarité pour renforcer la protection des journalistes et l’accès des médias internationaux.
À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Haut-Commissaire, Volker Türk a estimé que la guerre à Gaza est devenue un « piège mortel pour les médias », avec environ 300 journalistes tués depuis octobre 2023.
Türk a appelé les États à enquêter sur les violations commises contre les journalistes et à en poursuivre les responsables, soulignant que les journalistes locaux sont souvent « les plus aptes » à rapporter la réalité dans les zones de guerre.
Le Syndicat des journalistes palestiniens a affirmé dimanche que la liberté de la presse est un combat quotidien en Palestine, à l’ombre des violations et des attaques attribuées à l’occupation israélienne.
Il est à noter que le 3 mai a été proclamé Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale des Nations unies en 1993, en commémoration de la Déclaration de Windhoek. Elle est consacrée à l’état de la liberté des médias, à l’indépendance du journalisme et à l’hommage aux journalistes ayant sacrifié leur vie dans l’exercice de leur métier.
A.H. / L.A.