Washington, (SANA) Le Pentagone a annoncé que le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, avait ordonné le retrait d’environ 5 000 soldats d’Allemagne sur une période d’un an, soit près de 15 % des forces américaines déployées dans ce pays.
Cette annonce fait suite à la menace du président Donald Trump, plus tôt dans la semaine, de retirer ses troupes d’Allemagne, alliée au sein de l’OTAN, en raison d’un désaccord avec son conseiller Friedrich Merz concernant la guerre américano-israélo-iranienne.
L’Agence France-Presse rapporte que le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a déclaré dans un communiqué : « Nous prévoyons d’achever le retrait dans les six à douze prochains mois. » Il a ajouté que cette décision faisait suite à « un examen complet de la posture des forces du ministère en Europe, en tenant compte des besoins de la région et des conditions sur le terrain ».
Merz a provoqué la colère de Trump après une déclaration faite lundi dernier sur l’évolution des négociations entre Téhéran et Washington, à laquelle Trump a répliqué en affirmant que Merz « estime acceptable que l’Iran possède une arme nucléaire ».
Mercredi, le président américain a indiqué que Washington « réexaminait la possibilité de réduire » ses forces en Allemagne, précisant qu’il prendrait une décision « dans un délai court ».
Au cours de ses deux mandats, Trump a à plusieurs reprises menacé de réduire les effectifs américains en Allemagne et dans d’autres pays européens, affirmant vouloir que l’Europe assume davantage sa propre défense au lieu de dépendre de Washington.
Il semble toutefois désormais déterminé à sanctionner les alliés qui n’ont ni soutenu la guerre contre l’Iran ni participé à la force de maintien de la paix dans le détroit d’Hormuz.
Jeudi, Trump a également déclaré qu’il pourrait retirer ses forces d’Italie et d’Espagne en raison de leur opposition à la guerre, affirmant aux journalistes dans le Bureau ovale : « L’Italie ne nous a apporté aucune aide, et l’Espagne a été absolument terrible ».
L’Union européenne a pour sa part indiqué que la présence de forces américaines en Europe servait aussi les intérêts de Washington, ajoutant que les États-Unis demeuraient « un partenaire essentiel pour la sécurité et la défense de l’Europe ».
R.Kh / M.Ch.