Bruxelles, (SANA) La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a mis en garde mercredi contre la poursuite des répercussions économiques de la guerre au Moyen‑Orient, qui pourraient durer des mois, voire des années. Elle a indiqué que l’Europe perd actuellement près de 500 millions d’euros par jour, deux mois après le déclenchement de la guerre américano-israélo-iranienne.
Selon l’agence de presse italienne AKI, von der Leyen a réaffirmé, dans son discours devant le Parlement européen, l’engagement de l’Union européenne à mettre fin au conflit, estimant que les Européens en ressentiront les effets pendant des années. Elle a également insisté sur la nécessité de rouvrir complètement le détroit d’Ormuz et de parvenir à un accord de paix incluant le programme nucléaire iranien, rappelant que ce conflit constitue pour l’UE « la deuxième grande crise énergétique en seulement quatre ans ».
La présidente de la Commission a appelé à renforcer l’indépendance énergétique de l’Europe, soulignant qu’« dans un monde aussi instable que le nôtre, nous ne pouvons pas dépendre excessivement de l’énergie importée ».
Elle a appelé à renforcer l’indépendance énergétique de l’Europe, disant : « Nous ne pouvons pas dépendre excessivement de l’énergie importée ».
Elle a précisé que l’Union européenne a dépensé 27 milliards d’euros supplémentaires en importations de combustibles fossiles au cours des soixante premiers jours du conflit.
La présidente de la Commission européenne a déclaré que l’Union européenne « perd près de 500 millions d’euros par jour ».
Elle a souligné que cette situation impose une voie claire : réduire la dépendance excessive aux combustibles fossiles importés et accroître l’approvisionnement en énergie propre, abordable et produite localement, des énergies renouvelables à l’énergie nucléaire, tout en respectant le principe de neutralité technologique.
Elle a rappelé que les États membres disposant d’une part plus importante d’énergies à faibles émissions dans leur mix énergétique sont déjà moins touchés par la crise. « En Suède, par exemple, une hausse d’un euro du prix du gaz par mégawattheure ne se traduit que par une augmentation de 0,04 euro sur la facture d’électricité, car la majeure partie de l’électricité provient des sources d’énergie renouvelables et du nucléaire », a‑t‑elle expliqué.
Selon elle, c’est ainsi que l’Europe pourra se prémunir contre les chocs futurs et progresser vers une véritable indépendance énergétique.
R.F.