Capitales, (SANA) Quelques heures avant l’expiration du délai de cessez‑le‑feu entre Washington et Téhéran, les regards se tournent vers les négociations d’Islamabad, devenues un test décisif entre la consolidation d’une trêve fragile et la dérive vers une escalade ouverte.
La situation se complique davantage en raison de l’ambigüité entourant la tenue du second round et de la divergence des positions, ainsi que de la possibilité que le président américain Donald Trump y participe en personne ou par visioconférence
Au Pakistan, les démarches diplomatiques s’accélèrent alors qu’Islamabad accueille les pourparlers, tandis que tous les scénarios restent possibles, entre un accord rapide et un effondrement total du processus d’apaisement.
Trump menace l’Iran
Trump a émis l’espoir de parvenir à un accord qu’il a qualifié de “juste” avec Téhéran, tout en affirmant que Washington ne se précipiterait pas pour signer un accord qui ne serait pas à la hauteur requise. Il a également averti que le refus par l’Iran de négocier l’exposerait à des “problèmes sans précédent”. »
Le président américain a exclu toute possibilité de prolonger la trêve actuelle en l’absence d’un accord, agitant la menace de mesures militaires pouvant inclure des frappes contre les infrastructures énergétiques si l’Iran ne répond pas aux demandes américaines.
Il a également réaffirmé qu’il ne permettrait pas à l’Iran d’acquérir une arme nucléaire, estimant qu’une telle évolution mettrait en danger la stabilité régionale et internationale.
La Maison Blanche se montre optimiste
Dans ce contexte, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a annoncé que les États-Unis étaient plus proches que jamais d’un accord avec l’Iran, précisant que le président Trump disposait de plusieurs options et n’hésiterait pas à les utiliser en cas d’échec des négociations.
Un responsable de la Maison Blanche a affirmé que Trump adopte une politique d’« ambiguïté stratégique » concernant le sort de la trêve, comme un outil de pression calculée visant à maintenir les deux parties dans un état de négociation sous une menace indirecte, selon Bloomberg.
L’incertitude plane sur le deuxième tour
Des médias américains ont rapporté que le vice‑président JD. Vance se rendra ce mardi à Islamabad pour présider la délégation de son pays lors des discussions, tandis que la délégation iranienne sera présidée par le président du Parlement, Mohammad-Bagher Ghalibaf.
Des sources diplomatiques ont également indiqué que l’équipe préliminaire américaine se trouve déjà dans la capitale pakistanaise.
Téhéran hausse le niveau de confrontation
En parallèle, l’Iran a intensifié son discours politique et militaire. Le ministère des Affaires étrangères a affirmé qu’aucune décision finale n’avait encore été prise concernant la participation, tandis que le président du Parlement a souligné que Téhéran ne négocierait pas sous la menace, accusant Trump de chercher à transformer les négociations en une “table de capitulation”.
Citant des sources américaines, Bloomberg a rapporté qu’il existe une division au sein de l’élite iranienne entre un courant favorable à un accord et un autre, mené par le Corps des gardiens de la révolution, qui prône une ligne dure. Cette divergence rend la décision finale concernant les négociations ouverte à plusieurs scénarios.
Ormuz : la carte de négociation la plus sensible
Cette situation coïncide avec la persistance des tensions dans le détroit d’Ormuz, étant donné que cette voie maritime représente le point de pression le plus sensible dans le contexte actuel, vu que près de 20 % du commerce mondial de pétrole y transite.
Téhéran utilise le détroit comme une carte de chantage, tandis que Washington le considère comme l’un des tests les plus importants de la capacité de l’Iran à se servir de sa géographie économique comme levier de négociation.
Une trêve fragile et des négociations parallèles
Le dossier libanais se mêle à la scène régionale explosive, avec la poursuite des violations du cessez‑le‑feu fragile dans le sud du Liban et la disposition de Washington à accueillir une deuxième série de pourparlers entre le Liban et Israël jeudi prochain.
W.H./R.B.