Beyrouth, (SANA) La représentante du Fonds des Nations Unies pour la population au Liban, Anandita Philipose, a annoncé que plus de 1 355 femmes avaient été tuées ou blessées depuis le 2 mars dernier, alors que des sentiments de tristesse, de peur et d’épuisement dominent l’atmosphère dans tout le pays en raison de la poursuite des hostilités.
99 femmes et 31 enfants tués mercredi dernier
Le Centre d’information de l’ONU a rapporté les propos de Philipose via la visioconférence depuis Genève, indiquant mercredi 8 avril a vu la mort de 99 femmes et 31 enfants dans différentes régions du Liban, où ‘’Israël’’ a largué plus de 100 bombes en moins de 10 minutes ce jour-là.
« Le personnel de santé, déjà épuisé, poursuit sa mission malgré ses propres traumatismes, afin de sauver des vies », a ajouté Philipose.
« L’ampleur des pertes est immense, et ces agressions poussent le système de santé libanais, déjà fragile, au bord de l’effondrement total », a-t-elle ajouté.
Plus de 13 000 femmes enceintes déplacées ont besoin de soins
Philipose a indiqué qu’environ 13 500 femmes enceintes déplacées ont un besoin urgent de soins de santé maternelle, dont 1 700 se trouvent encore dans le sud du Liban, soumis à des agressions continues.
Un besoin urgent d’action
Philipose a affirmé qu’en dépit du choc collectif qui avait frappé les équipes du Fonds, celles‑ci continuent de répondre aux besoins croissants et sans précédent en matière de santé et de protection.
Elle a conclu en affirmant que le monde ne peut détourner le regard de cette crise ; la vie de milliers de femmes et de filles au Liban dépend d’une action collective urgente, dont elles ont un besoin vital dès maintenant.
R.S./ L.S.