Ankara, (SANA) Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a affirmé que la fermeture du détroit stratégique d’Ormuz a plongé l’économie mondiale dans une grave perturbation.
Cité par l’agence de presse « Anadolu », Erdoğan a déclaré ce mardi, lors d’une allocution à l’issue d’une réunion du gouvernement : « Nous ne voulons absolument pas que la guerre se transforme en une guerre d’usure entre les pays de la région », soulignant la nécessité de maintenir la Turquie en dehors du conflit.
Il a appelé à mettre fin à cette guerre avant qu’elle ne cause des dommages à l’économie mondiale qui nécessiteraient des années pour être réparés, à ouvrir la voie au dialogue et à engager des négociations efficaces menant à des résultats concrets.
« Une fois de plus, notre région a été désignée comme un champ de confrontation du nouvel ordre mondial, comme cela s’est produit il y a un siècle ».
Erdogan a indiqué que l’objectif de la Turquie d’une « région sans terrorisme » constitue un rempart contre les projets visant à semer la sédition entre Turcs, Kurdes, Arabes et Iraniens.
Le président turc a réitéré son appel à mettre immédiatement fin aux massacres commis par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, pour la paix dans la région et pour l’humanité. Il a déclaré : « Les 25 derniers jours ont montré que le monde paie le prix de la guerre d’Israël ; c’est une guerre de Netanyahou pour le pouvoir, mais huit milliards de personnes en subissent les conséquences ».
Erdogan a également affirmé la nécessité de ne pas laisser la position « rigide et arrogante » d’Israël compromettre les efforts de solution diplomatique.
La guerre américano-israélo-iranienne a provoqué un arrêt quasi total du transit d’environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié via le détroit d’Ormuz.
A.Ch.