Al-Qods occupée, (SANA) Le mois de Ramadan en cours connaît une escalade notable des agressions de l’occupation israélienne contre les lieux de culte en Cisjordanie. Les mesures de fermeture de la mosquée Al‑Aqsa s’accompagnent d’attaques répétées menées par les colons contre les mosquées, dans le cadre d’une politique méthodique visant à imposer par la force les plans de judaïsation de l’occupation.
Incendie de deux mosquées à Naplouse en quelques jours
Hier à l’aube, des colons ont incendié une mosquée dans la localité de Madama, au sud de Naplouse, et ont inscrit des slogans racistes sur ses murs. Les habitants ont réussi à maîtriser le feu avant qu’il ne se propage, limitant les dégâts à l’entrée du bâtiment.
Cette attaque survient seulement quelques jours après l’incendie d’une autre mosquée dans le village de Tell, au sud de la ville, ce qui témoigne d’une dangereuse escalade dans ces agressions.
La diplomatie palestinienne : un crime terroriste et une provocation envers la nation
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné l’incendie perpétré par les colons, affirmant qu’il s’agit d’un nouveau crime et d’une atteinte flagrante à la sacralité des lieux de culte durant le mois béni du Ramadan, ainsi que d’une provocation délibérée envers le peuple palestinien et l’ensemble de la nation arabe et islamique.
Le ministère a souligné que ces actes terroristes sont la traduction directe des campagnes de soutien et d’incitation menées par le gouvernement israélien, qui arme les colons, les encourage à commettre des crimes et poursuit une politique d’extermination et de déplacement forcé. Il a appelé la communauté internationale à prendre des mesures urgentes et contraignantes pour protéger le peuple palestinien et les lieux saints musulmans et chrétiens dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Al-Qods occupée, à imposer des sanctions au gouvernement d’occupation, à classer les milices de colons comme organisations terroristes et à mettre fin aux crimes commis contre le peuple palestinien en poursuivant leurs auteurs.
Mesures strictes à Al-Qods vidant la mosquée Al-Aqsa de ses fidèles
La Direction des affaires d’al-Qods de l’Organisation de libération de la Palestine a condamné les mesures strictes imposées par les autorités d’occupation israéliennes dans la vieille ville d’al-Qods occupée, sous prétexte de l’état d’urgence depuis le début de la guerre américano-israélo-iranienne le 28 février dernier. Ces mesures ont entraîné la quasi-évacuation de la mosquée Al Aqsa de ses fidèles, une scène sans précédent depuis l’occupation d’al-Qods Est en 1967.
Elle a précisé que les mesures israéliennes ne se limitaient pas à restreindre l’accès des fidèles à Al Aqsa, mais s’étendaient à un véritable siège de la vieille ville, entravant la circulation des Palestiniens et l’accès à plusieurs lieux saints. Une démarche qui menace le caractère religieux et historique de la ville et porte atteinte à la liberté de culte garantie par le droit international.
Large condamnation arabe et islamique
Huit pays arabes et musulmans : l’Arabie saoudite, la Jordanie, les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Indonésie, le Pakistan, l’Égypte et la Turquie ont condamné la poursuite par les autorités d’occupation de la fermeture des portes de la mosquée Al Aqsa, affirmant qu’il s’agit de mesures illégales et injustifiées, et rappelant qu’Israël n’a aucune souveraineté sur Al-Qods ni sur ses lieux saints musulmans et chrétiens.
Ils ont également réaffirmé que l’ensemble de la superficie de la mosquée Al Aqsa, soit 144 dunums, constitue un lieu de culte exclusivement musulman, et que le Département des waqfs et des affaires de la mosquée Al Aqsa, relevant du ministère jordanien des Awqaf et des Affaires religieuses, est l’autorité légale exclusivement compétente pour gérer les affaires du site et organiser l’accès à celui ci.
Ils ont appelé la communauté internationale à adopter une position ferme obligeant Israël à mettre fin à ses violations continues et à ses pratiques illégales visant les lieux saints musulmans et chrétiens à al-Qods.
Droit international : la protection des lieux de culte est une obligation
Le droit international et le droit international humanitaire stipulent la nécessité de respecter la liberté de culte et de protéger les lieux religieux, ce que les autorités d’occupation continuent de violer par des politiques systématiques visant les mosquées et les lieux saints musulmans et chrétiens dans les territoires palestiniens occupés, dans un contexte d’impunité persistante.
R.S./ M.Ch.