Washington, (SANA) Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a déclaré ce jeudi que les États‑Unis ne sont « pas prêts » pour le moment à déployer des forces afin d’escorter les pétroliers traversant le détroit d’Hormuz.
Dans une interview accordée à la chaîne CNBC, Wright a affirmé : « L’armée américaine n’est pas en mesure d’assurer cette mission pour l’instant, car toutes ses capacités sont actuellement mobilisées pour neutraliser les moyens offensifs iraniens ».
Il a estimé que les États‑Unis pourraient envisager une opération d’escorte d’ici la fin du mois, précisant que Washington libérera 172 millions de barils dans le cadre d’un accord d’échange permettant de restituer 200 millions de barils à la Réserve stratégique de pétrole.
Malgré cette mesure, les inquiétudes concernant une interruption des approvisionnements énergétiques persistent, en raison de la fermeture du détroit d’Hormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole brut mondial.
L’Agence internationale de l’énergie a indiqué plus tôt dans la journée que la guerre au Moyen‑Orient avait provoqué « la plus grande perturbation » des approvisionnements pétroliers de l’histoire du marché mondial, soulignant un retrait de 400 millions de barils, soit la plus importante ponction jamais effectuée dans ses réserves, afin de faire baisser les prix du brut.
La région connaît depuis le 28 février une escalade militaire, marquée par la poursuite des frappes américano‑israéliennes contre l’Iran et les attaques iraniennes par missiles et drones visant des infrastructures vitales dans plusieurs pays arabes et régionaux, alimentant les craintes d’une extension du conflit et d’une menace sur les approvisionnements énergétiques ainsi que sur la navigation dans les voies maritimes stratégiques.
AM.