Washington, (SANA) La fermeture du détroit d’Ormuz et la paralysie du trafic maritime ont provoqué une large perturbation sur les marchés mondiaux de l’énergie, alors que le passage maritime le plus important pour le transport du pétrole et du gaz est devenu presque paralysé sous la pression de l’escalade militaire entre les États Unis et Israël d’un côté, et l’Iran de l’autre.
La fermeture du détroit par l’Iran avait étouffé le trafic maritime et semé la confusion sur les marchés mondiaux, alors que les puissances internationales tentent d’en contenir les répercussions, a indiqué hier l’agence Reuters.
Reuters a ajouté que la capacité de l’Iran à perturber la navigation est passée d’un moyen de pression à une réalité concrète menaçant les approvisionnements mondiaux.
De son côté, Bloomberg a expliqué dans un rapport que le trafic maritime à travers le détroit s’était pratiquement arrêté, poussant les pétroliers et méthaniers à changer de route ou à rebrousser chemin.
Bloomberg a souligné que les coûts de transport du pétrole du Golfe vers l’Asie avaient grimpé à des niveaux sans précédent, les compagnies maritimes exigeant des frais atteignant environ 20 dollars par baril, contre une moyenne de seulement 2,5 dollars l’année précédente, ce qui reflète l’ampleur des risques entourant désormais ce passage maritime.
Bloomberg a ajouté que les attaques contre des navires près de l’entrée du Golfe avaient accentué la panique sur les marchés de l’énergie, trois tankers ayant été visés simultanément, ce qui a poussé les compagnies maritimes à éviter le détroit et aggravé la paralysie du passage maritime le plus vital au monde
Elle a précisé que les prix du pétrole et du gaz avaient fortement augmenté avec l’extension du conflit, et que la poursuite de la fermeture pourrait provoquer une vague d’inflation mondiale.
Elle a averti que la fermeture du détroit, même partielle, pourrait déstabiliser les marchés mondiaux de l’énergie, étant donné la dépendance de la Chine, de l’Europe et des États Unis au pétrole et au gaz transitant par ce passage. Toute fermeture prolongée entraînerait de nouvelles hausses de prix et pourrait provoquer de vastes perturbations économiques dans les pays importateurs d’énergie.
Ib.I./ L.Arfi