New-York, (SANA) Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu dimanche une session d’urgence consacrée à l’escalade militaire au Moyen-Orient, après des échanges de frappes entre les États-Unis et Israël, d’une part, et l’Iran, d’autre part.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné les frappes d’envergure menées contre l’Iran, regrettant l’échec des efforts de dialogue engagés sous médiation omanaise. Il a averti qu’une poursuite de l’escalade constituerait une grave menace pour la paix et la sécurité internationales, appelant à une reprise immédiate des négociations, notamment sur le programme nucléaire iranien, dans un contexte qu’il a qualifié d’« extrêmement instable ».
La France, par la voix de son représentant Jérôme Bonnafont, a accusé l’Iran de déstabiliser la région par le biais de ses alliés et a plaidé pour des négociations menées de bonne foi en vue d’un accord durable sur le dossier nucléaire.
L’ambassadeur américain Mike Waltz a affirmé que l’opération militaire vise à démanteler le programme nucléaire iranien et à neutraliser les menaces contre les intérêts américains et leurs alliés, accusant Téhéran d’avoir refusé toute avancée diplomatique.
À l’inverse, la Russie, représentée par Vassili Nebenzia, a dénoncé une « agression armée injustifiée » et une violation de la Charte des Nations Unies, mettant en garde contre des risques pour la sécurité nucléaire et radiologique.
De son côté, la Ligue arabe a condamné les attaques iraniennes contre certains pays arabes et exprimé sa solidarité avec ces États, appelant à stopper l’escalade et à privilégier la voie diplomatique.
La réunion intervient après une série de frappes américaines et israéliennes visant notamment Téhéran, suivies de ripostes iraniennes par missiles contre des cibles israéliennes, des installations américaines et plusieurs sites dans la région.
R.B.