Damas, (SANA) Le Somaliland, région du nord de la Somalie, demeure une partie intégrante et indivisible de la République fédérale de Somalie, conformément à la légalité internationale et à la position constante de la communauté internationale. Bien qu’il se soit proclamé sa séparation en 1991, cette prétendue indépendance n’a jamais été reconnue par les Nations unies ni par l’écrasante majorité des États à travers le monde, en particulier les pays arabes, dont la Syrie, qui réaffirment leur attachement à l’unité et à la souveraineté de la Somalie.
Selon une nouvelle relayée par « Le Monde », des responsables locaux du Somaliland ont déclaré être prêts à offrir aux États-Unis un accès exclusif à des ressources minières stratégiques ainsi qu’à d’éventuelles bases militaires situées sur le territoire. Le soi-disant « ministre de la présidence » cité dans l’article affirme ainsi que les autorités locales seraient disposées à accorder des « exclusivités minières » et à se montrer « ouvertes » à l’installation de bases militaires américaines.
Or, comme le rappelle la même source, le Somaliland « reste considéré par la majorité de la communauté internationale comme une partie intégrante de la Somalie ».
Dans ce contexte, l’initiative annoncée par les autorités locales du Somaliland apparaît en contradiction avec la légalité internationale. Une entité non reconnue comme État souverain ne dispose pas de la capacité juridique pleine et entière pour conclure des accords militaires engageant un territoire qui, aux yeux du droit international, fait toujours partie d’un État membre des Nations unies. Le fait même que « Le Monde » souligne que le territoire est « considéré par la majorité de la communauté internationale comme une partie intégrante de la Somalie » démontre que toute offre unilatérale de bases militaires à une puissance étrangère ne peut avoir de validité juridique sans l’accord explicite du gouvernement somalien reconnu.
Dans un tel contexte, seule l’autorité souveraine internationalement reconnue — en l’occurrence la Somalie — est habilitée à prendre des décisions engageant la sécurité et l’intégrité territoriale du pays.
Ainsi, malgré les déclarations de responsables locaux évoquant des « partenariats stratégiques » et des concessions exclusives, le Somaliland demeure juridiquement une composante de la Somalie. Toute tentative d’accorder des bases militaires ou des droits exclusifs sur des ressources naturelles sans l’aval de l’État somalien reconnu s’inscrit en contradiction avec les principes fondamentaux du droit international, notamment ceux relatifs à la souveraineté et à l’intégrité territoriale des États.
A.Ch.