AL-Qods occupée,( SANA) Cent jours après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, les faits sur le terrain révèlent que le dossier de l’aide humanitaire reste l’obstacle le plus dangereux à la consolidation de la trêve et à sa transformation en un fait stable, malgré les déclarations israéliennes et internationales sur l’entrée de centaines de camions chaque jour.
Les réalités sur le terrain montrent une forte baisse des approvisionnements et la poursuite des restrictions sévères imposées par les autorités israéliennes, ce qui aggrave la catastrophe humanitaire et laisse plus de deux millions de Palestiniens dans le cercle de la faim, de la privation et de l’insécurité.
Restrictions systématiques empêchent les efforts de trêve
Les rapports médiatiques et internationaux affirment que les restrictions israéliennes sur l’entrée de l’aide ne se limitent pas à la réduction du nombre de camions, mais incluent des mécanismes d’entrave systématiques, allant de la fermeture des points de passage sans justification claire, à des procédures d’inspection complexes et à la limitation des matériaux dits “à double usage”, à ajouter le contrôle des quantités de carburant.
Ces politiques ne sapent pas seulement les efforts humanitaires, mais rendent également le cessez-le-feu fragile, estiment les observateurs
Suspension des permis d’aide… paralysie supplémentaire
En plus des restrictions aux points de passage, des rapports internationaux ont indiqué que les autorités d’occupation avaient suspendu les permis de dizaines d’organisations humanitaires internationales, ce qui a entraîné une paralysie partielle des opérations de distribution et une baisse supplémentaire du volume d’aide parvenant réellement aux nécessiteux.
Situation humanitaire catastrophique et insoutenable
Le Programme alimentaire mondial a décrit la situation à Gaza comme catastrophique et insoutenable, indiquant que plus de 2,1 millions de personnes sont assiégées et confrontées au risque de famine, alors que l’entrée de l’aide commerciale et humanitaire est presque totalement interrompue depuis plus d’un mois.
De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé que le système de santé dans la bande est au bord de l’effondrement et que les hôpitaux restants fonctionnent avec des capacités très réduites, dans un contexte de grave pénurie de médicaments, de médicaments et de carburant, mettant en garde contre une augmentation sans précédent du nombre de victimes, dont plus d’un millier d’enfants tués ou blessés en une semaine après la rupture de la trêve dans certaines zones.
Aide insuffisante… les civils en paient le prix
Le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné que les quantités entrant à Gaza sont totalement insuffisantes et que la faim et la malnutrition s’aggravent dangereusement, notamment parmi les enfants, les femmes et les personnes âgées.
Le Comité international de la Croix-Rouge a confirmé que la population de Gaza continue de souffrir énormément, après plus de 100 jours du cessez-le-feu.
Des chiffres révèlent la lacune entre le discours et la réalité
Les chiffres sur le terrain révèlent l’ampleur de l’écart entre les déclarations officielles et la réalité.
Selon une analyse journalistique de l’agence américaine (The Associated Press), le nombre moyen de camions entrant dans la bande n’a pas dépassé 459 par jour, malgré l’accord prévoyant l’entrée de 600 camions.
La faim fait démolir la trêve et sape tout accord
Les observateurs et experts politiques mettent en cadre contre la poursuite des restrictions sur l’aide humanitaire, « ce qui affaiblit le cessez-le-feu dans la bande de Gaza sinistrée et le rend fragile », ont-ils indiqué, affirmant que la politisation du dossier humanitaire et l’absence de responsabilité face aux violations de l’entrée de l’aide sapent toute trêve et font porter aux Palestiniens seuls le coût de la paralysie humanitaire et de la survie sans moyens de subsistance.
Ib.I./R.B