Damas, (SANA) L’expert économique Osama al‑Qadi a affirmé que les accords et mémorandums d’entente signés lors de la Foire internationale de Damas représentent une étape essentielle pour soutenir l’activité économique et l’investissement, soulignant que leur concrétisation en projets productifs exige un suivi institutionnel et la mise à disposition du financement, des infrastructures et d’un cadre législatif et monétaire adéquat.
Dans une déclaration à SANA, al‑Qadi a précisé que la valeur de ces accords dépasse un milliard de dollars, dont une grande partie d’entre eux avait été conclue entre des entreprises privées, ce qui leur confère une plus grande flexibilité pour les convertir en études de faisabilité et en contrats contraignants, en vue de lancer l’exécution de leurs projets dans un délai compris entre six mois et un an.
Faciliter la mise en œuvre des accords et lever les obstacles
« Le rôle du gouvernement, de l’Agence d’investissement et des chambres de commerce c’est de faciliter l’application de ces accords et de résoudre les obstacles douaniers ou administratifs », a expliqué l’expert, mettant l’accent sur l’importance de former une unité de suivi pour évaluer leur mise en œuvre après six mois et garantir leur transformation en investissements réels.
Al‑Qadi a fait savoir que la moitié de ces investissements se concentre dans le secteur industriel, notamment à Cheikh Najjar et à Bab al‑Hawa, ainsi que dans des projets agricoles, hydriques et logistiques.
Il a également indiqué que certaines mémorandums visent à développer la production agricole et animale dans le gouvernorat de Raqqa, contribuant à réduire les coûts énergétiques, à accroître les exportations syriennes et à soutenir le produit intérieur brut.
Il a jugé nécessaire de préparer les infrastructures et l’environnement d’investissement dans les zones industrielles, pour attirer les investissements, assurer la fourniture de services de transport, d’énergie et de financement, faciliter et soutenir le processus d’exportation à l’avenir.
Maintenance de l’infrastructure bancaire
Concernant les politiques monétaires, al‑Qadi a précisé que le transfert des bénéfices par les banques nécessite une infrastructure bancaire fonctionnelle et une Livre stable, appelant à développer le crédit et à accorder des prêts facilités aux industriels pour moderniser la production et renforcer la compétitivité.
Il a fait noter que la réussite de la Foire internationale de Damas se mesure par le volume d’investissements inconnus et les opportunités d’emploi qu’elle offre, en plus d’améliorer la gouvernance et la transparence et de développer le secteur bancaire pour atteindre les niveaux internationaux.
Revitalisation de la production et du marché local
Al‑Qadi a expliqué que l’accueil de nombreux salons en 2026, dont le dernier était la Foire internationale de Damas avec la participation de mille entreprises provenant de soixante pays, reflète le retour du dynamisme économique de la Syrie et contribue à la revitalisation de la production et du marché local.
Ib.i. / ls