Damas, (SANA) Ce vendredi marque la fin de dix jours de la Foire internationale de Damas. Peu à peu, les voix dans les pavillons s’estompent et les pas des visiteurs se font plus rares dans la Cité des Foires. Pourtant, l’empreinte laissée par cet événement ne disparaît pas avec sa clôture.
Au terme de cette 63e édition, Damas semble avoir conservé, dans ses différents espaces, de nombreuses histoires, dans ses pavillons, une multitude de rencontres, et sur les visages de ses visiteurs, des souvenirs qui les accompagneront bien après avoir quitté les lieux et retrouvé leur foyer et leur travail.
Depuis le lancement de cette édition, le 26 août dernier, la Cité des Foires s’est transformée en un vaste espace réunissant entreprises, producteurs, investisseurs et visiteurs. Les pavillons ont ouvert leurs portes pour exposer produits, services et idées, tandis que les rencontres directes ont offert des occasions de faire connaissance et d’examiner les possibilités de coopération et de partenariat.
Un visiteur ne repart jamais tout à fait comme il est venu
Dans les allées bondées, la Foire n’a pas été, pour beaucoup, une simple promenade en soirée. Chaque visiteur a eu son espace de prédilection où il s’est arrêté, une photo qu’il a prise, un produit qui a retenu son attention ou encore une histoire entendue auprès de l’un des participants.
Le visiteur Adnan al-Jaghsi a précisé que ce qui restera le plus gravé dans sa mémoire est « l’image des visiteurs circulant entre les pavillons ».

Selon lui, la Foire lui a rappelé ces détails auxquels les Syriens sont habitués lors de telles occasions : les rencontres familiales, les conversations spontanées, la curiosité de découvrir les nouveautés et la joie de voir Syriens et visiteurs étrangers réunis dans un même espace.
Pour sa part, la visiteuse Arij Allouch a vu dans la Foire une occasion de découvrir des produits et des idées qu’elle ne connaissait pas auparavant.
Elle a estimé que la valeur de l’expérience ne résidait pas seulement dans ce qui était exposé, mais également dans le contact direct avec les personnes qui présentaient ces produits et ces idées, ainsi que dans la possibilité d’écouter leurs histoires et leurs expériences.
Entre ces différents témoignages, la mémoire de la Foire se construit à partir de petits détails : un enfant courant vers un pavillon qui lui plaît, une famille prenant une photo devant l’un des sites emblématiques, un jeune homme se renseignant sur une possibilité d’emploi, ou encore un visiteur s’attardant devant un produit qui ravive en lui un souvenir lié au lieu.
La rencontre comme principal héritage
Pour les chefs d’entreprise et les participants, la Foire a revêtu une signification différente. Les pavillons n’étaient pas uniquement des vitrines destinées à exposer des produits, mais également des lieux de rencontre directe avec le public, les clients et les hommes d’affaires, ainsi qu’une occasion de faire connaître les marques et d’ouvrir de nouveaux canaux de communication.
Ahmad Mazloum, dirigeant de l’une des entreprises participantes, a affirmé que ce qu’il retiendra avant tout de cette édition, ce sont « les rencontres ».
Il a expliqué que le contact direct avec les visiteurs et les personnes intéressées a permis à son entreprise de mieux comprendre les besoins du marché et d’appréhender de manière plus directe et plus précise les interrogations des clients.
Un autre participant, Omar Otta Bachi, a souligné que les journées de la Foire ont constitué un espace de rencontre et d’échange d’expériences. Selon lui, certaines conversations entamées devant un pavillon ou au cours d’une brève visite pourraient, à terme, déboucher sur une coopération ou un partenariat.
C’est peut-être là que réside l’une des principales histoires de cette édition : lorsque les portes des pavillons fermeront ce vendredi soir, certaines histoires commenceront un nouveau chapitre en dehors de la Cité des Foires.
Des accords, des idées et des relations professionnelles poursuivront leur chemin, tandis que les rencontres nouées pendant la Foire pourraient se transformer en possibilités concrètes de coopération et de partenariat.
Des produits aux souvenirs
Pendant dix jours, la Foire a présenté de multiples facettes : économique, à travers les entreprises, les produits et les possibilités d’investissement ; culturelle et sociale, à travers les manifestations, les activités et les rencontres.
Elle a également connu une forte affluence de visiteurs et proposé une grande diversité de programmes et d’activités.

Mais une fois tout cela terminé, c’est peut-être la dimension humaine qui demeure la plus profondément ancrée dans les mémoires. Un visiteur pourra oublier le nom d’un pavillon devant lequel il est passé ou les détails d’un produit découvert pour la première fois, mais il pourra longtemps se souvenir du sourire d’un vendeur, d’une conversation spontanée avec un chef d’entreprise ou du moment où il a retrouvé une personne qu’il n’avait pas vue depuis des années.
Les chefs d’entreprise ont eux aussi leurs souvenirs : de longues heures passées dans les pavillons, des conversations incessantes, des cartes de visite échangées de main en main, des questions qui en ont suscité d’autres et, peut-être, des opportunités auxquelles personne ne s’attendait avant l’ouverture de cette édition.
Quand la fin devient un commencement
Alors que les lumières de la Foire s’éteignent lors de cette dernière soirée, il ne s’agit pas tant de mettre un terme à dix jours d’activités que d’ouvrir la voie à de nouvelles histoires.
La 63e édition, qui a réuni près d’un millier d’entreprises issues d’environ 60 pays, ne s’est pas contentée d’exposer aux visiteurs des produits et des idées. Elle a également offert un espace de rencontre, de dialogue et de création de partenariats, dans le cadre d’une édition organisée sous le slogan : «La Syrie rayonne à nouveau».
A.Ch.