Ankara, (SANA) Le ministre turc du Commerce, Ömer Bolat, a estimé dimanche que les tensions dans le détroit d’Ormuz et la guerre au Moyen-Orient constituent une véritable épreuve pour l’économie mondiale et le commerce international.
Dans des déclarations à l’agence de presse qatarie (QNA), Bolat a affirmé que la trêve actuelle reste fragile en raison des perturbations du trafic maritime et des restrictions imposées à la navigation dans le détroit d’Ormuz, ce qui accroît les risques et l’incertitude pour la stabilité économique régionale et mondiale.
Il a ajouté que les répercussions de la crise ne se limitent pas au secteur de l’énergie, mais touchent aussi les transports, la production, les assurances, la logistique et le voyage, rappelant que le fret maritime assure plus de 80 % des échanges mondiaux.
« Le détroit d’Ormuz est l’une des voies maritimes les plus importantes au monde », a-t-il dit. Selon lui, « toute perturbation du trafic maritime affecte directement la sécurité énergétique mondiale, les prix du pétrole, et en conséquence, la croissance économique et le commerce international ».
Le ministre a indiqué que les économies des pays de la région dépendent fortement des revenus pétroliers, gaziers et pétrochimiques, les rendant vulnérables aux pressions financières et économiques en cas de perturbation des exportations ou aux dommages aux infrastructures énergétiques.
Il a ajouté que l’impact varie d’un pays à l’autre selon qu’ils disposent d’alternatives logistiques, de lignes d’exportation et de capacités financières leur permettant d’absorber les chocs.
Bolat a estimé que l’ampleur des répercussions économiques de la guerre et des tensions dans le détroit d’Ormuz dépendra de l’évolution de la situation géopolitique, ajoutant que les niveaux de risque et d’incertitude restent élevés.
Concernant les mesures turques, il a précisé qu’Ankara a activé des voies commerciales alternatives afin d’assurer la continuité des échanges commerciaux et des services logistiques.
Il a assuré que la Turquie considère la crise dans le détroit d’Ormuz comme un facteur de risque pour l’économie régionale et mondiale, mais prend des mesures pour en atténuer les effets, notamment la hausse des prix de l’énergie et les risques liés au commerce extérieur et à l’inflation.
A.H./ R.F.