Londres, (SANA) Le journal britannique (The Times) a mis en garde contre une tempête économique imminente, résultant des répercussions de la guerre opposant les États‑Unis et Israël à l’Iran. Le quotidien souligne que ses effets ne seront pas uniformes : de larges secteurs subiront des pertes, tandis que d’autres profiteront des perturbations en cours.
Dans son analyse, le Times indique que le conflit a ébranlé l’économie mondiale et créé une nouvelle réalité où les acteurs se divisent entre perdants et gagnants. Les secteurs des mines, du bâtiment, de la construction, de l’aviation et de la technologie figurent parmi les plus touchés, alors que les compagnies pétrolières et gazières ainsi que les institutions financières tirent avantage de la volatilité des marchés.
Perdants et gagnants dans l’économie de guerre
Le quotidien explique que le secteur minier est l’un des plus affectés, en raison des prévisions pessimistes concernant les prix des matières premières comme le minerai de fer et le cuivre, ce qui a entraîné une forte baisse des actions des sociétés minières. Les secteurs du bâtiment et de la construction subissent également des pressions supplémentaires, avec des anticipations de hausse des taux d’intérêt, ce qui renchérit les coûts hypothécaires, affaiblit la demande et affecte les ventes.
Les compagnies aériennes comptent elles aussi parmi les perdantes, en raison des perturbations du trafic aérien et de la nécessité d’adopter des itinéraires plus longs pour éviter le survol du Moyen‑Orient, ce qui augmente les coûts des vols, avec des hausses supplémentaires attendues en cas de montée des prix du pétrole.
La crise de l’hélium frappe le secteur technologique
Dans le domaine technologique, le journal souligne que la baisse des approvisionnements en hélium provenant du Qatar — qui fournit un tiers de la production mondiale — exerce une pression considérable, les industries de haute technologie telles que les semi‑conducteurs et l’électronique de précision dépendant fortement de ce gaz essentiel.
Le rapport note également que les entreprises de distribution supportent le poids de la hausse des coûts et du recul de la consommation, en raison des perturbations des chaînes d’approvisionnement, de l’augmentation des frais de transport maritime et de l’impact des prix de l’énergie et des taux d’intérêt sur le pouvoir d’achat des ménages.
Les compagnies pétrolières et gazières, grands bénéficiaires
Les compagnies pétrolières et gazières figurent en tête des bénéficiaires de la guerre. Le Times estime que ces entreprises pourraient enregistrer des flux de trésorerie nettement plus élevés si les prix de l’énergie se maintiennent à leurs niveaux actuels, ce qui renforcerait leur capacité à rembourser leurs dettes et à financer leurs projets d’expansion et d’acquisition.
Les institutions financières et les bourses, notamment celle de Londres, profitent également de l’augmentation des volumes d’échanges liée à la volatilité des marchés.
Le journal conclut que la guerre a provoqué un choc économique mondial en raison de la flambée des prix de l’énergie et de la montée des inquiétudes concernant les chaînes d’approvisionnement et le commerce international. Des experts économiques avertissent que l’avenir de l’économie mondiale dépend désormais de l’évolution du conflit, et que la prolongation de la guerre pourrait entraîner une crise sans précédent touchant l’ensemble des secteurs économiques.
AM.