Damas, (SANA) – La Syrie a enregistré une légère amélioration de la sécurité alimentaire des ménages en 2025, même si la majorité de la population demeure vulnérable, selon les résultats de la neuvième phase de l’Enquête sur la sécurité alimentaire des ménages, publiés aujourd’hui dans la capitale.
Résultats nationaux et inégalités sociales
Selon la Commission de la planification et des statistiques, l’étude, menée en coopération avec le Programme alimentaire mondial (PAM), montre que seulement 18,4% des familles syriennes bénéficient de la sécurité alimentaire, tandis que cette proportion tombe à 4,2 % parmi les familles vivant dans les camps.
L’enquête a porté sur 34 820 familles réparties dans 267 des 272 localités du pays, ainsi que sur 2 429 familless vivant dans des camps situés dans les gouvernorats d’Idleb, d’Alep, de Hassaké, de Deir Ezzor et de Raqqa.
Les résultats révèlent de fortes inégalités : le taux de sécurité alimentaire s’élève à 19 % en zone urbaine, contre 16,4 % en zone rurale. Ce taux n’atteint que 12 % pour les ménages dirigés par des femmes et 11,8 % pour les personnes déplacées internes.
Inégalités territoriales et tendances récentes
Sur le plan géographique, le gouvernorat de Tartous présente les meilleurs indicateurs, avec un taux de sécurité alimentaire de près de 30 %, suivi par Damas et sa banlieue. À l’inverse, Raqqa, Hassaké et Soueïda figurent parmi les régions les plus touchées, avec des taux inférieurs à 6 %.
Le rapport souligne également que les familles dont les revenus dépendent du commerce bénéficient d’une meilleure sécurité alimentaire, tandis que celles qui survivent grâce à des emplois non qualifiés demeurent parmi les plus vulnérables.
Malgré des difficultés persistantes, les données reflètent une amélioration par rapport à 2024, année où la sécurité alimentaire s’élevait à 11,1 %. Des progrès ont été observés dans plusieurs localiés et camps, même si la sécheresse et l’instabilité sécuritaire ont entraîné des reculs dans certaines zones.
R.B.