Campagne de Damas, (SANA) Le Salon « NASTEX » est passée d’un espace de présentation de produits textiles à une plateforme de lancement de nouvelles initiatives visant à préserver le patrimoine syrien, avec le lancement d’un projet conjoint entre l’Association des Amis de la campagne de Damas et la Fondation « Seen » pour la Formation , affiliée au Ministère de la Culture, qui vise à développer et à étendre l’artisanat Aghabani et à autonomiser les femmes dans la région rurale de Damas.
Ayman Al-Sayyed, président de l’Association des Amis de la la campagne de Damas, a expliqué dans une déclaration à l’SANA que ce projet commercial, culturel et patrimonial vise à transférer le savoir-faire de l’industrie Aghabani de la ville de Douma vers des zones rurales plus vastes de Damas, notamment la Ghouta orientale et le Qalamoun, en organisant des ateliers de formation animés par des formateurs de l’association, afin de former une nouvelle génération d’artisans et d’assurer ainsi la pérennité de cet artisanat traditionnel.
Il a souligné que des idées initiales avaient été mises en place pour organiser une formation spécialisée dans la ville de Qtaifeh, d’une durée de dix jours, qui couvrirait les différentes étapes de l’industrie Aghabani, et pas seulement la broderie, et dont la mise en œuvre serait assurée par des excpertes de l’association.
Transmettre le savoir-faire de l’Aghabani et faire revivre un patrimoine artisanal
Pour sa part, Ahmad Barhoum, chercheur en patrimoine populaire et membre de l’Association des Amis de la campagne de Damas, a expliqué que l’association œuvre aujourd’hui à la renaissance de ce patrimoine et à son rayonnement dans diverses zones rurales, car il reflète l’identité nationale.
Il a souligné qu’avant le début de la révolution syrienne, Douma comptait environ 15000 machines Aghabani et que des milliers de femmes exerçaient ce métier, qui constituait une source essentielle de revenus pour les familles. Cela nous a incités à poursuivre la préservation de ce patrimoine après la libération et à étendre son champ d’action.
Former les femmes et renforcer les métiers traditionnels
Barhoum a souligné l’importance du domaine culturel au Salon « NASTEX», qui ouvre la voie au lancement de nouveaux projets contribuant à la protection des artisanats traditionnels et à l’amélioration de leur présence, en plus de la mise en valeur de leur valeur culturelle et économique.
Pour sa part, Israa Abu Hawach, de la fondation « Seen », a souligné les efforts de la fondation pour préserver l’artisanat traditionnel, précisant qu’elle s’efforcera de fournir l’espace et l’équipement nécessaires et de créer un environnement propice à la qualification des femmes pour leur permettre d’acquérir les compétences de l’artisanat Aghabani.
Le salon international du textile NASTEX s’est achevé hier après avoir accueilli plus de 300 entreprises représentant plus de 20 pays.




W.h. / L.a.