Damas ,(SANA) Un colloque organisé dimanche par la Direction de la Culture de Damas, en coopération avec la Fondation Zaid Ibn Thabit, a mis en lumière l’importance de la documentation des violations commises dans la prison de Palmyre sous l’ancien régime.
Les interventions ont souligné que cette démarche constitue un pilier fondamental pour préserver la mémoire nationale, soutenir le processus de justice transitionnelle, renforcer la paix civile et prévenir la répétition des tragédies qu’a connues la Syrie au cours des dernières décennies.
Retour sur l’expérience carcérale et ses répercussions durables
Conduite par l’avocat Mohammad Al-Moutasim Arrar, la rencontre, intitulée « La prison de Tadmor : captivité du passé et menace du présent » s’est concentrée autour de quatre axes principaux : les mécanismes de détention secrète, la disparition forcée, la politique de torture systématique, les massacres et les exécutions, ainsi que les stratégies de résistance développées par les détenus pour préserver leur dignité et leur humanité.
Les participants ont en outre dénoncé les politiques de privation de nourriture, de soins médicaux et de visites familiales mises en œuvre par l’ancien régime à l’encontre des prisonniers.
Enfin, les échanges ont porté sur les difficultés auxquelles les survivants ont été confrontés après leur libération, notamment la poursuite des mesures de surveillance sécuritaire, la privation de leurs droits civiques, les obstacles à leur réintégration sociale et les séquelles psychologiques persistantes.
La préservation de la mémoire nationale et le processus de justice transitionnelle
Le président de l’Association des rescapés de la prison de Palmyre, Bahaa Eddine Al-Khatib Al-Hosni, a indiqué que ce séminaire vise à commémorer les massacres et les violations commises par l’ancien régime à l’encontre des détenus des prisons de Palmyre et de Saydnaya.
Il a également souligné l’importance de mettre en lumière les souffrances de milliers de victimes, dont certaines ont passé jusqu’à un quart de siècle en détention.
Un témoignage venu de l’intérieur de la prison
Le docteur Radwan Ahmad Al-Omari, ancien détenu de la prison de Palmyre et titulaire d’un diplôme en chirurgie dentaire, a évoqué les conditions d’interrogatoire et de détention, ainsi que les pratiques de torture et les exécutions dont il témoingné au sein de la prison.
Il a également souligné que le message essentiel consiste à préserver les acquis des transformations en cours et à protéger la Syrie contre la répétition d’expériences douloureuses dont plusieurs générations ont payé le prix.
La prison de Palmyre est l’une des prisons les plus notoires de l’histoire moderne de la Syrie, ayant été liée pendant des décennies à des violations flagrantes des droits humains, notamment des détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées et des exécutions, en particulier au cours des années 1980.




R kh / L.a.