Damas, (SANA) Le théâtre de la Bibliothèque nationale syrienne à Damas a accueilli les activités du forum “Nabd al‑Ard” (Le pouls de la terre), qui comprenait une soirée artistique nationale organisée hier soir, samedi, par la plateforme Lamma et l’Encyclopédie des villages palestiniens, avec la participation d’artistes, de troupes nationales, de poètes et d’enfants. L’événement a illustré l’attachement des Palestiniens à leur terre et à leur patrimoine, tout en soulignant le rôle de l’art dans la préservation de la mémoire et la résistance à l’oubli, dans une atmosphère empreinte d’appartenance et de nostalgie.
La rencontre s’est ouverte par la projection d’une vidéo de présentation de la plateforme Lamma, créée comme un espace destiné à la jeunesse et consacré aux histoires inspirantes ainsi qu’aux expressions artistiques liées aux Palestiniens. La plateforme offre aux jeunes la possibilité d’exprimer leurs rêves et leurs idées et encourage la créativité et l’excellence à travers un contenu reflétant l’esprit d’appartenance et l’identité.
Des chants patriotiques ravivent la mémoire et évoquent la terre
Le groupe d’Al-Bachaïr a interprété plusieurs chants nationalistes exprimant l’amour de la terre et l’espoir du retour. Elle a été suivie d’une prestation musicale du musicien Ahmad Amich, qui a présenté une chanson composée et écrite par lui-même.
Le Groupe du camp de Daraa pour le chant patriotique a également participé avec des morceaux évoquant l’histoire de la terre et du peuple palestinien ainsi que sa valeur spirituelle pour les musulmans. De son côté, l’Orchestre des enfants a présenté une série de chansons sous le titre « Symphonie de la Patrie ».

L’Encyclopédie des villages palestiniens… Une mémoire qui ne s’éteint pas
Au cours de la rencontre, une vidéo intitulée « La Biographie de la Terre » a été présenté par l’Encyclopédie des villages palestiniens, un projet destiné à préserver la mémoire des villages déplacés et à transmettre leur histoire aux générations futures. Elle rappelle que ces villages demeurent un symbole de mémoire, d’espoir et du droit au retour.
Une poésie qui touche les cœurs
La poétesse Khouloud Qaddoura, membre de l’Union Générale des écrivains et auteurs palestiniens, a récité trois poèmes évoquant la femme palestinienne et la mère du martyr, ainsi que les liens spirituels et historiques entre al-Qods occupée et Damas.
Un court métrage intitulé « Entre deux villes… Damas et al-Qods » a également été projeté. Il retrace les liens historiques et spirituels entre les deux cités ainsi que les anciennes routes caravanières qui les reliaient, soulignant que la mémoire et les récits continuent de maintenir vivant ce lien malgré les distances
Des enfants gardiens du récit… et un art qui écrit l’histoire
Le jeune Abdel Rahman Ali a présenté une performance intitulée « Le hennissement des Lettres », tandis qu’une œuvre visuelle a mis à l’honneur les artistes palestiniens en Syrie et leur rôle dans la préservation de l’identité et du patrimoine palestiniens à travers l’art.
La soirée s’est achevée par l’interprétation de l’hymne « Mawtini» par le groupe d’Al-Bachaïr, dans un moment de forte émotion et de communion avec le public.

Cette conclusion a symbolisé l’unité du sentiment national palestinien et arabe, tout en affirmant que la mémoire nationale continuera de battre au rythme du temps, quelles que soient les années qui passent.





Ib.i./mch