Damas ( SANA) La salle de la Dramaturgie à l’Opéra de Damas a accueilli un concert intitulé « Aghani Aal Bal », animé par le chanteur Suleiman Harfouch, accompagné de l’Orchestre « Qasid» sous la direction du maestro Kamal Skeiker.
Une soirée qui a ravivé un ensemble de chansons arabes classiques dans une approche musicale contemporaine, en présence d’un grand public.
La soirée, organisée hier, a ranimé le patrimoine musical dans une vision moderne.
Le concert s’est transformé en voyage dans la mémoire du tarab, où Harfouch a mêlé œuvres patrimoniales et chansons ancrées dans la conscience du public arabe, les interprétant dans un style respectant leur identité mélodique originale, enrichie d’arrangements orchestraux contemporains conçus par le maestro Skeiker en harmonie avec la nature de l’orchestre oriental.

L’interprétation s’est distinguée par la solidité vocale de Harfouch et sa capacité à naviguer entre les Maqâms avec une sensibilité expressive, donnant aux chansons un profondeur émotionnel renforcé par la performance maîtrisée de l’Orchestre « Qasid ».
Les musiciens ont offert un accompagnement précis, préservant l’esprit des œuvres originales tout en y ajoutant une harmonie subtilement travaillée.
La diversité du programme du concert
La soirée a débuté par des pièces musicales et des mouachahs variés, suivis d’un ensemble de chansons classiques et modernes. Elle a également présenté deux nouvelles chansons, offrant ainsi un tableau musical harmonieux mêlant le mouachah, le tarab authentique et la chanson contemporaine aux racines patrimoniales.
Récupération du patrimoine musical
« Le choix du programme visait à raviver le patrimoine musical profondément ancré dans la mémoire collective, et à rappeler des œuvres qui ont marqué la musique arabe », a expliqué le chanteur Sleiman Harfouch dans une déclaration à SANA.
La préparation du programme représentait un défi, en raison du souci de proposer des œuvres proches du public tout en préservant leur valeur artistique. A-t-il précisé.
Il a fait noter que les arrangements musicaux avaient été conçus avec soin afin de préserver la mélodie originale tout en y ajoutant des touches harmoniques légères adaptées à l’interprétation orchestrale, sans altérer l’identité des œuvres.
La soirée, à travers l’affluence du public et son interaction chaleureuse, a confirmé la place durable de la chanson de tarab dans la scène culturelle syrienne, ainsi que sa capacité à rassembler les générations grâce à un langage musical commun reposant sur authenticité et modernité.




Ib.i. / L.Arfi