Damas, (SANA) Dans une initiative culturelle à dimension humaine, dépassant le cadre commercial, l’activiste japonais Yamada Icchiku a annoncé l’ouverture de son premier restaurant japonais, installé dans un pavillon temporaire au Salon international du livre de Damas, où il propose des exemples de la cuisine et de la culture japonaises.
Yamada a expliqué, dans une déclaration à SANA, qu’il cherche à présenter des plats japonais traditionnels, notamment les rouleaux de sushi, les boulettes de riz et le matcha, afin de faire découvrir la cuisine japonaise aux Syriens, la considérant comme une porte d’entrée vers un rapprochement culturel entre les deux peuples.

Il a précisé que l’initiative bénéficie du soutien total du ministère de la Culture et que le Salon du livre constitue une occasion idéale pour présenter ce projet, en raison de sa forte fréquentation et de son importance culturelle, favorisant ainsi l’établissement de ponts entre les cultures japonaise et syrienne.
Yamada a indiqué que le concept du restaurant repose sur le riz comme ingrédient principal. Il propose une variété de plats adaptés à différents goûts, tels que le sushi au thon et mayonnaise, le sushi soboro, ainsi que des rouleaux inspirés de personnages d’anime célèbres comme Dragon Ball, en plus de plats contenant du poisson, des crevettes, du crabe et de l’avocat. Il a également annoncé que le restaurant ouvrira prochainement à Damas.
Il a souligné la dimension humaine et culturelle du projet en déclarant :
« Je crois que la nourriture est un moyen de rapprochement entre les peuples. À travers le goût, on peut découvrir les ressemblances et les différences, et créer un nouveau dialogue culturel. »

« La motivation principale derrière l’ouverture du restaurant est l’estime profonde qu’il porte au peuple syrien »,a-t-il précisé.
Yamada a expliqué qu’il a appris les bases de la cuisine auprès de sa grand-mère, qui gérait un restaurant avec son grand-père, et qui croyait que la cuisine est avant tout un message d’amour avant d’être un métier. Il a souligné que le maki sushi et l’onigiri ne sont pas des plats luxueux, mais des aliments quotidiens consommés depuis longtemps, porteurs de souvenirs d’enfance et de famille pour la plupart des Japonais.
Il a conclu en affirmant que le restaurant vise à transmettre « la culture japonaise du quotidien – la véritable culture » en Syrie, une culture qui ne peut être apprise uniquement à travers les livres ou les anime. Pour lui, ce projet constitue un espace d’expression de l’amitié entre la Syrie et le Japon, ainsi qu’une traduction concrète des valeurs de culture, d’histoire et de communication humaine à travers la cuisine. L’ouverture officielle du restaurant est prévue à Damas en mai prochain.
De leur côté, plusieurs visiteurs du Salon ont exprimé leur admiration pour cette expérience. Ghaith Ismaïl a déclaré qu’il s’agissait de sa première dégustation de cuisine japonaise, la décrivant comme nouvelle et différente tant sur le plan du goût que de la culture.

Il a indiqué avoir goûté plusieurs types de sushi, dont des rouleaux contenant des crevettes et du crabe, ainsi que d’autres inspirés de Dragon Ball, affirmant que les saveurs étaient délicieuses et distinctes, et que certains ingrédients inhabituels dans la cuisine locale donnaient à l’expérience un caractère particulier et une ouverture à une culture différente.
Pour sa part, Mahmoud Al-Ahmad a expliqué que son amour pour la culture japonaise – de l’anime aux traditions – l’a conduit à essayer la cuisine japonaise au Salon.
Il a précisé que ce n’était pas sa première dégustation de plats japonais, mais il a qualifié cette expérience de spéciale, car il a pu manger un sushi frais préparé par un Japonais, ce qui a donné au plat une saveur authentique et une expérience plus proche de la véritable cuisine japonaise.

Il a affirmé que de telles initiatives renforcent l’échange culturel et offrent aux visiteurs l’occasion de découvrir directement les cultures des peuples à travers leurs cuisines.
Le nom de Yamada s’est fait connaître au cours des années de la révolution syrienne comme l’une des voix japonaises les plus solidaires du peuple syrien. Il a fondé l’organisation « Stand with Syria Japan », qui a fourni une aide humanitaire, éducative et économique aux personnes touchées, et a participé à des événements internationaux de défense des droits humains exigeant que les auteurs de violations contre le peuple syrien rendent des comptes.


M.Ch.