Damas, (SANA) Le festival « Ichraqat » a été inauguré dimanche soir à l’Opéra de Damas, lançant une semaine d’activités artistiques et culturelles variées. Organisé par l’Association Banafsaj (Violet) sous le slogan « Un soleil qui éclaire… une culture qui unit », l’événement se tient avec le soutien des ministères syriens de la Culture et de la Jeunesse et financé par le gouvernement japonais, en coordination avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Arts plastiques et patrimoine vivant
La première journée a été marquée par l’ouverture d’une exposition d’arts plastiques réunissant une vingtaine d’artistes syriens. Leurs œuvres, aux styles et approches divers, explorent la mémoire collective et les questions humaines et sociales à travers un langage visuel contemporain.
Patrimoine immatériel… Documentation de l’identité syrienne
Un second espace a été consacré au patrimoine immatériel, présentant artisanat traditionnel, objets décoratifs et maquettes de sites historiques syriens tels que la citadelle d’Alep, le théâtre de Bosra ou encore le pont suspendu de Deir Ezzor, mettant en valeur la richesse des savoir‑faire syriens, du verre soufflé au bois incrusté, et passant par le brocart et les tissus traditionnels.
Théâtre et mémoire
Les spectacles théâtraux se sont ouverts avec la pièce « Sous zéro », la mise en scène par Ibrahim Sarméni. Le spectacle aborde la question des détenus et des disparus dans les prisons du régime déchu, à travers une approche visuelle et symbolique cherchant à faire parvenir la voix des victimes et de leurs familles.
Dans une déclaration au correspondant de SANA, le directeur de Banafsaj, Alaa al‑Bakkour, a souligné l’annulation des segments festifs d’ouverture en signe de solidarité avec les populations vivant dans les camps.
Une semaine d’activités
Le festival qui se poursuit jusqu’à jeudi prochain, proposera lectures poétiques, conférences sur le patrimoine matériel et immatériel, ainsi que des représentations théâtrales et musicales.
Le festival « Ichraqat » s’inscrit dans une dynamique de relance culturelle, affirmant le rôle du patrimoine et de l’art comme pont unissant les Syriens et un espace d’espoir qui redonne la dignité à la mémoire et à l’identité.









R.Kh/R.B