Damas, (SANA) Sous le patronage du Secrétariat général de la Présidence de la République, les activités de la conférence de lancement de l’Agenda national pour les startups, organisée par le ministère des Communications et des Technologies de l’information, ont débuté aujourd’hui à Damas.
Ce programme vise à induire un changement qualitatif dans l’environnement des affaires technologiques en facilitant la création d’entreprises, en améliorant l’accès au financement et en ouvrant de nouveaux marchés pour les entrepreneurs, contribuant ainsi à attirer les investissements et à créer des emplois durables.
Il a aussi pour but à redéfinir le concept de startups technologiques comme des entreprises bâties sur une croissance et une expansion rapide, plutôt que comme des petites entreprises traditionnelles, ce qui nécessite l’élaboration de cadres réglementaires et de politiques différents, adaptés à la nature de ce type d’entreprise.
Ali Kaddah, secrétaire général adjoint de la présidence de la République chargé des affaires du Cabinet, a déclaré lors de la conférence : « Les sanctions imposées à la Syrie en raison des politiques de l’ancien régime ont entraîné un isolement qui a duré 14 ans et privé les entreprises technologiques d’avoir accès aux outils de financement, à la technologie et aux marchés, ce qui a créé un fossé entre les transformations numériques mondiales et la réalité locale. »
Il a expliqué que le lancement du Programme national pour les startups technologiques constitue un cadre visant à réguler les relations entre l’État et le secteur privé, et à ouvrir la voie à la création de nouvelles entreprises, dans le but de transformer la recherche scientifique en produits et les idées en entreprises durables, et non pas simplement d’augmenter le nombre d’entreprises.
Il a déclaré qu’il existe des directives présidentielles qui soutiennent la voie de la croissance technologique, considèrent l’innovation comme un pilier fondamental pour la construction de l’économie du futur et incitent toutes les parties à travailler dans un esprit et selon une méthodologie qui placent l’intérêt de la Syrie et de sa jeunesse au premier plan.
Pour sa part, le ministre des Communications et des Technologies de l’information, Abdul Salam Haykal, a indiqué dans son discours : « Le lancement de ce programme représente un moment charnière dans l’histoire de l’entrepreneuriat syrien, découlant d’une ferme conviction : les entreprises technologiques émergentes sont un moteur essentiel de la reprise économique, de la création d’emplois et de l’augmentation de la productivité. »
Haykal a ajouté : « Ce programme repose sur une vision stratégique pour la période 2025-2030, qui vise à construire un écosystème cohérent de jeunes entreprises technologiques capables de croître et de se développer à l’échelle régionale et internationale. »
Il a souligné que ce programme représente un changement qualitatif dans l’approche du soutien à l’entrepreneuriat technologique en Syrie, passant d’initiatives dispersées et à impact limité à un cadre national unifié qui coordonne les efforts, définit les rôles et trace une voie claire pour le développement de l’écosystème des entreprises au cours des cinq prochaines années.
Dans un discours, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marwan Al-Halabi, a fait noter que le lancement de ce programme représente une étape nationale cruciale, reflétant la volonté de l’État de bâtir une économie fondée sur la connaissance et l’innovation, et de donner aux jeunes les moyens de transformer leurs idées en projets productifs.
« à suivre »
L.Arfi