Capitales, (SANA) Les pourparlers entre les délégations américaine et iranienne à Islamabad se sont achevés sans progrès, ravivant les craintes d’un effondrement du cessez‑le‑feu fragile au Moyen‑Orient.
Selon Reuters, plus de vingt heures de discussions intenses n’ont pas permis d’aboutir à un accord, laissant la région face à une phase incertaine marquée par le risque d’escalade.
Échanges d’accusations
Chaque partie a imputé l’échec à l’autre. le vice-président américain JD Vancem a affirmé que Téhéran avait rejeté les conditions de Washington, notamment l’engagement à ne pas chercher à acquérir l’arme nucléaire.
L’Iran, de son côté, a jugé ces exigences excessives, soulignant que les divergences portaient surtout sur le détroit d’Ormuz et son programme nucléaire.
Réactions
Le président américain Donald Trump a minimisé l’importance d’un accord, déclarant que les États‑Unis « gagnent » la bataille avec ou sans accord. Il a également évoqué sur Truth Social l’idée d’un blocus maritime contre l’Iran.
Le Pakistan a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa médiation et a appelé les deux parties à respecter le cessez‑le‑feu. L’Australie a également exhorté à préserver la trêve et à reprendre les négociations.
Face aux réactions internationales suscitées par l’échec des pourparlers, la ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a appelé dimanche à la préservation de l’accord de cessez-le-feu au Moyen-Orient, soulignant que la priorité devait désormais être de consolider l’accord et de reprendre les négociations.
Selon The New York Times, deux scénarios se dessinent désormais pour Washington : poursuivre un processus diplomatique long et complexe, ou revenir à l’option militaire, avec des conséquences potentielles sur les marchés énergétiques, particulièrement dans le contexte tendu du détroit d’Ormuz.
R.Kh/R.B.