New York, (SANA) Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a annoncé avoir reçu davantage de rapports faisant état de frappes aériennes ainsi que de bombardements terrestres et maritimes menés par les forces israéliennes contre la ville de Gaza, indiquant que cela expose les civils à un danger accru et aggrave leurs souffrances sévères se poursuivant depuis 28 mois.
Dans un communiqué publié hier, le Bureau a dit que les civils doivent bénéficier de la protection prévue par le droit international humanitaire où qu’ils se trouvent, faisant savoir que les infrastructures civiles doivent être protégées en permanence lors des opérations militaires, avec une vigilance constante afin de préserver les populations civiles, selon le Centre d’actualités de l’ONU.
Des milliers de patients à Gaza privés de possibilités de traitement
Le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Stéphane Dujarric, a indiqué que l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) avait rouvert le centre de santé de Bureij, à Deir al-Balah (Centre), reprenant ainsi la fourniture de services de santé essentiels après des mois de fermeture.
Dujarric a averti qu’en dépit de cela, des milliers de patients restent privés de possibilités de traitement et de rétablissement, en raison du manque de certains services vitaux dans la bande de Gaza.
Il a précisé que la priorité absolue consiste à élargir la portée des services locaux, notamment par la réhabilitation des installations endommagées par les bombardements israéliens et l’extension des soins critiques. Cela nécessite davantage de fournitures médicales, y compris des équipements dont l’approbation par les autorités israéliennes est difficile à obtenir.
La nécessité de solutions plus durables
Le Bureau a souligné que l’ONU et ses partenaires sont pleinement prêts à élargir les opérations humanitaires. Toutefois, cela requiert des solutions plus durables et la levée de toutes les restrictions imposées, insistant sur la nécessité de permettre à tous les partenaires humanitaires d’opérer sans entrave et d’acheminer les fournitures et équipements nécessaires.
La guerre menée par l’occupant israélien contre la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023 a tué et blessés plus de 243 700 Palestiniens, et provoqué des destructions massives dans le territoire et l’effondrement des services.
Malgré les ordonnances de la Cour internationale de Justice et des dizaines de résolutions onusiennes appelant l’occupation à mettre fin à la guerre et à autoriser l’entrée de l’aide humanitaire sans entrave ni condition, l’occupant poursuit la guerre et le blocus du territoire, aggravant ainsi la crise humanitaire.
L.S.